Le président-directeur général de la Chambre de commerce d'Ottawa, Ian Faris, et le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand, discutent au coquetel organisé par les deux chambres de commerce.

Un pont entre les deux rives

Emboîtant le pas aux maires d'Ottawa et de Gatineau, les chambres de commerce des deux villes organisaient une première activité conjointe hier soir. Un premier geste, mais pas le dernier vers l'atteinte d'un objectif commun: «rétrécir la rivière des Outaouais».
C'est la métaphore qu'emploie le pdg de la Chambre de commerce d'Ottawa, Ian Faris, lorsqu'il décrit ce qui motive le rapprochement avec la Chambre de commerce de Gatineau (CCG). De fait, c'est un projet au coeur de ce même cours d'eau qui a été la bougie d'allumage menant vers cette nouvelle collaboration.
L'associé et cofondateur de Windmill developments, Jeff Westeinde, est à l'origine d'un lunch entre les dirigeants des deux organisations en décembre. Son entreprise a acheté l'an dernier les anciens terrains de Domtar près des chutes Chaudières dans le but d'y faire du développement immobilier.
«[Un projet entre les deux rives], ça illustre bien le besoin de collaboration», s'exclame M. Faris.
Des dossiers communs
Les avantages d'un rapprochement entre les deux chambres de commerce ne se limitent toutefois pas à la réalisation du projet de Windmill, souligne le président de la CCG, Antoine Normand. «On se rend compte qu'on a un paquet de dossiers importants en commun et qu'on pourrait potentiellement travailler ensemble, notamment les interactions avec les autres paliers de gouvernement.»
M. Normand donne l'exemple d'une crémière de Chelsea qui ne peut vendre ses produits à Ottawa en raison des réglementations provinciales, bien que des clients potentiels aient clairement affiché leur intérêt. «Il y a des discussions à avoir pour que dans une région comme la nôtre, ce soit plus fluide (de faire des affaires).»
Les maires au rendez-vous
Une chose est certaine, les maires des deux villes seront au rendez-vous pour appuyer leur communauté d'affaires s'il faut modifier certaines règles à Québec ou Toronto. «C'est possible pour nous de travailler avec les autres paliers de gouvernement et les convaincre que c'est ridicule d'avoir des règlements aussi différents», souligne le maire d'Ottawa, Jim Watson.
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, partage les propos de son homologue. Il souligne que le CLD-Gatineau revoit actuellement sa planification stratégique et que la facilitation des relations d'affaires entre les deux villes pourrait devenir un enjeu prioritaire.
«Ce genre d'enjeux, c'est complexe, mais on pourrait tout à fait s'attaquer à ça.»