Le Palais de justice de Maniwaki.

Un collègue de la victime aurait empêché un autre décès

Un collègue du signaleur happé mortellement par une conductrice en psychose, en 2010, sur la route 117, a probablement sauvé la vie de cette dernière, évitant ainsi un deuxième décès dramatique.
Le procès de Diane Roberts, 59 ans, s'est ouvert lundi au palais de justice de Maniwaki.
Dans son édition de mercredi, LeDroit révélait que la conductrice accusée d'avoir causé la mort du signaleur routier Stéphane Labelle, le 19 octobre 2010, se croyait pourchassée par des templiers noirs germaniques.
Dans son apparente panique, la femme a doublé plusieurs voitures immobilisées devant un chantier de construction, près du parc de La Vérendrye. Filant à vive allure dans la voie opposée, elle a percuté de plein fouet M. Labelle, malgré la signalisation ordonnant aux automobilistes de s'arrêter.
Un des collègues de la victime, Danny Desnoyers-Gougeon, s'est rendu au restaurant Le Classique, à moins d'un kilomètre de la scène de crime, où se trouvait Mme Roberts, dans sa voiture accidentée.
«Je suis resté là pour ne pas que Madame s'enfuie», a raconté le témoin au juge Valmont Beaulieu, lundi dernier.
Dans la voiture, l'accusée, en pleurs, tenait des ciseaux sur sa gorge. «J'ai demandé à la dame de me donner les ciseaux. Elle me les a donnés. Elle pleurait et elle tremblait. [...] Je ne comprenais pas ce qu'elle disait.»
Toujours selon le témoin, son ton de voix était anormal, «comme une personne qui panique».
Un autre collègue de la victime, le chargé de projet Gilles Richer, a été questionné par l'avocat de la défense, Jean Bourget, sur l'acuité visuelle de la victime. M. Richer a répondu que Stéphane Labelle n'avait l'usage que d'un oeil, mais que cela ne l'empêchait pas de bien faire son travail. Il a dit n'avoir jamais été préoccupé par une diminution de ses réflexes.
Plusieurs accusations
Diane Roberts est accusée de conduite dangereuse causant la mort, de délit de fuite et de possession de haschich.
Le 19 octobre 2010, le signaleur d'expérience Stéphane Labelle, originaire de Mont-Laurier, a été happé mortellement par le petit VUS de Mme Roberts.
Selon des agents de la SQ, l'accusée disait à l'époque être suivie par des templiers depuis la veille de l'accident. Malgré quelques instants de lucidité, elle évoquait de façon confuse Jésus, les anges, Dieu, les esprits, et l'astrologie.
Elle n'est revenue qu'à elle le lendemain du drame, comprenant enfin le fil tragique des événements.