Sylvain Léger, président de la Commission scolaire aux Coeurs-des-vallées.

Un candidat de la CAQ demeurera commissaire scolaire

Le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Papineau, René Langelier, ne démissionnera pas de son poste de commissaire à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV).
M. Langelier a confirmé au quotidien LeDroit, hier, qu'il conserverait son siège autour de la table de la CSCV au moins jusqu'à la fin de la campagne électorale. Il soutient cependant qu'il n'assistera à aucune rencontre de travail d'ici le 7 avril.
Les deux tiers du salaire des élus de la CSCV est accordé pour les présences aux séances du conseil. Un commissaire à la CSCV touche en moyenne 6900$ par année.
«Je ne démissionnerai pas, mais je ne participerai à aucune activité de la commission scolaire. Si je suis élu en avril, je démissionnerai, et si je ne suis pas élu, je reviendrai», a-t-il dit.
Le candidat caquiste soutient avoir parlé avec ses collègues avant de rendre sa décision. On lui aurait recommandé de ne pas se retirer afin qu'on n'ait pas besoin de combler son poste, ce qui aurait pour conséquence d'engendrer des coûts à la CSCV, a-t-il affirmé en entrevue. Il avait d'ailleurs préparé sa lettre de démission en vue de la séance publique qui avait lieu hier soir à Buckingham. Le président de la CSCV, Sylvain Léger, et d'autres élus autour de la table ont par ailleurs fait savoir à M. Langelier qu'il était préférable qu'il ne soit pas présent à cette réunion. Il brillait justement par son absence.
«Je le fais pour sauver de l'argent à la commission scolaire. Si je quitte, ils vont devoir préparer une élection pour me remplacer et nous sommes à quatre ou cinq mois de l'élection scolaire. Ça ne vaudrait pas la peine et ça coûterait cher pour rien», a indiqué M. Langelier pour défendre sa décision.
Le candidat affirme par ailleurs n'avoir reçu aucune consigne de sa formation politique afin de quitter son poste de commissaire. Dans son programme, la CAQ prône pourtant l'abolition des commissions scolaires.
«Situation préoccupante»
Le président de la CSCV nie quant à lui avoir recommandé au candidat caquiste de demeurer en poste afin d'éviter une élection partielle pour la circonscription de Duhamel, Lac-Simon et Montpellier. «Pour ma part, les discussions que j'ai eues avec M. Langelier concernaient les positions de la CAQ et je lui ai mentionné qu'il était préférable qu'il ne se présente pas au conseil des commissaires pour les prochains mois», a mentionné Sylvain Léger, après la rencontre d'hier.
«Comme conseil, nous sommes préoccupés par cette situation, a-t-il ajouté. On se pose des sérieuses questions quand une personne a siégé autour d'une table et qu'elle a fait des débats. Il prétend qu'il pourra peut-être apporter un vent nouveau à la CAQ et je lui souhaite. Mais il reste que ce parti veut abolir les commissions scolaires.»
La possibilité d'exclure M. Langelier du conseil n'a pas encore été explorée. «On va laisser passer les 30 jours de campagne et on verra par la suite», a dit M. Léger, sans vouloir donner plus de détails.
Aucun élu n'a abordé le sujet lors de la période de la parole aux commissaires.
bsabourin@ledroit.com