Un avis en anglais sur une page francophone

La Bibliothèque publique d'Ottawa (BPO) a rapidement apporté des correctifs à son site francophone hier après-midi après que LeDroit eût relevé la présence d'une page entièrement anglophone dédiée aux effets pervers de la faille informatique Heartbleed.
Vendredi dernier, la BPO publiait un avis concernant les répercussions du bogue sur les données de ses usagers dans son site Internet. Si leurs renseignements de cartes de crédit n'ont pas été exposés, d'autres renseignements tel leur nom, mot de passe, adresse courriel ainsi que leur année et leur mois de naissance, étaient à la merci de malfaiteurs. Certes, les usagers anglophones de la BPO ont pu être renseignés dans leur langue maternelle. Mais ce n'est pas le cas pour les clients francophones. Ils ont dû se fier à un document strictement rédigé en anglais... même sur la section française du site.
«C'est une simple faute d'inattention. Nous n'avions pas réalisé (cette erreur). Mais nous avons certes la version francophone», a répondu Eva Pigeon-Séguin, responsable des communications pour la BPO, lorsque mise au courant du faux pas linguistique par LeDroit hier après-midi.
Une trentaine de minutes plus tard, la chef de service de la planification et du soutien du conseil d'administration de la BPO, Anna Basile, parlait plutôt d'un délai afin de permettre une traduction adéquate des informations en français.
«À titre d'organisation bilingue, nous sommes fiers d'offrir nos services à notre public dans les deux langues officielles, a-t-elle écrit au Droit en anglais. Notre protocole est d'afficher des articles en anglais et en français simultanément. Nous attendions la traduction de la section questions-réponses avant de publier le blogue français. Comme vous pouvez l'imaginer, la nature technique de cet avis nécessitait une révision avant d'être diffusée publiquement. Cependant, compte tenu de sa nature, il nous a semblé prudent d'afficher la version anglaise le plus rapidement possible.»
La BPO a effectué les changements nécessaires à sa page francophone une vingtaine de minutes après l'appel du Droit hier. Leur site n'est plus vulnérable depuis le 8 avril dernier, à 17h. Aucun signe d'intrusion par des malfaiteurs n'a été décelé.