Un autre émeutier reçoit sa sentence

Déjà emmuré dans l'établissement de la rue St-François, un des participants à l'émeute qui a secoué la prison de Gatineau, le 6 février 2013, a reçu une peine de 15 mois, la semaine dernière.
Jamie Lee Jackson, 31 ans, a déjà purgé la plupart de ses mois de détention. Des 15 mois imposés par le juge Valmont Beaulieu, il lui en reste un peu plus de quatre à faire. Il a plaidé coupable à des accusations de méfaits et d'avoir pris part à une émeute.
Jamie Lee Jackson a complété une précédente sentence de deux ans de prison, en mars dernier. Il est demeuré en détention préventive depuis ce temps. Une période de probation de trois ans s'ajoute à sa peine, à sa sortie prévue en décembre.
Une douzaine de personnes sont coaccusées dans cette histoire, dans laquelle des prisonniers endurcis de l'aile B3, avaient fait croire aux gardiens de prison qu'ils avaient un otage. Il s'agissait en fait d'une diversion. La vraie histoire, a résumé le juge, est que certains d'entre eux refusaient d'être transférés dans un autre établissement carcéral.
Le maître d'oeuvre de ce branle-bas serait Abdulrazek Al Fadli, un autre détenu du B3. «Il est indiqué comme celui qui a dirigé la conversation pour élaborer un plan, a indiqué le magistrat. Ensuite, les autres ont posé les actions.»
M. Jackson a, selon la preuve, obstrué la fenêtre de la guérite des agents correctionnels, qui n'ont pu observer ce qui se passait du côté des détenus pendant la majeure partie de la journée.
Le montant des dommages de 131000$ a été réduit à 63000$ parce que le comité des détenus a fait des travaux à moindre coût.