Le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Brian Cookson

Tour de France: l'UCI tente de réduire les dangers du sprint

(Düsseldorf) Le calcul régissant les écarts entre les coureurs d'un même peloton a été modifié pour le prochain Tour de France pour réduire le danger des sprints, a annoncé mercredi l'Union cycliste internationale (UCI).
L'écart a été porté de une à trois secondes pour enregistrer une « cassure » entre deux coureurs d'un même groupe.
La décision a été prise pour tenir compte « de la dangerosité croissante des arrivées au sprint massif sur les grands tours à la fois pour les sprinteurs eux-mêmes et également pour les coureurs visant le classement général de l'épreuve », selon l'UCI.
Ce danger est lié, selon ses explications, à la professionnalisation et la spécialisation de plus en plus poussée des équipes, du nombre de « trains » travaillant pour les sprinteurs, mais aussi pour les coureurs du classement général.
L'UCI a rejeté toutefois l'hypothèse d'une neutralisation des derniers kilomètres. « Le sprint doit également être respecté et préservé en tant que tel et à part entière et ne pas être perçu comme un spectacle sans conséquence sportive », a-t-elle souligné.
En jouant sur la méthode de calcul des écarts, le nouveau règlement autorise une différence conséquente. Lors d'un sprint à 60 km/h, un écart de 3 secondes représente une distance de 50 mètres (contre 17 mètres auparavant).
Ce nouveau protocole vaudra seulement pour les étapes identifiées comme « arrivée prévue au sprint massif » dans les grands tours. Soit, pour le Tour de France 2017, les étapes de Liège, Troyes, Nuits-Saint-Georges, Bergerac, Romans-sur-Isère, Salon-de-Provence et Paris.