Tokyo, d'Ingrid St-Pierre ***1/2

Épuré et zen, même dans la tristesse: ces qualificatifs rendent bien l'état d'esprit qui sous-tend le troisième album d'Ingrid St-Pierre.
Son piano (dont les envolées lyriques rappellent Érik Satie, Yann Tiersen et Pierre Lapointe) et les ambiances minutieusement ciselées par Philippe Brault servent d'écrins minimalistes à sa voix, toujours cristalline, mais aux accents plus matures. La harpe d'Eveline Grégoire Rousseau et la batterie de Liu-Kong Ha ajoutent aux impressions «Soleil levant» ressenties: de la pochette aux textures musicales, Tokyo évoque une certaine épure nippone.
Ingrid St-Pierre y déplie ses chansons comme autant de pièces d'origami soigneusement conçues autour du coeur.