Swing

Coréalisé par John Nathaniel (Marie-Mai 3.0), le quatrième disque de Swing - constitué de deux minialbums, Le temps s'arrête, paru l'hiver dernier, et La folie, sorti mardi en même temps que ce disque - rompt avec les traditions.
Finie l'époque où le duo franco-ontarien «tradarnaquait»: le violon (de Jean-Philippe Goulet) semble moins à l'avant-plan... et beaucoup moins trad'.
Finie aussi l'époque où l'on voulait changer le monde. S'il traite de cyberintimidation (sautillante Face à Face) et du vivre ensemble (One Thought), Michel Bénac délaisse les chansons à message pour parler de choses plus personnelles.
Intimité ne signifie pas qu'on ralentit la cadence. Swing offre un folk-pop tonique, jeune, d'où se dégagent plusieurs lignes mélodiques assez efficaces (simples, mais convaincantes) pour se tailler une place sur les ondes radio, à l'image de l'extrait C OKAY.
Une coche au-dessus de la mêlée, La folie met en scène la bamboula surchauffée causée par le démon moustachu de la tentation.