Stéphanie Vallée

Stéphanie Vallée est prête à aller au bâton

Pour le Parti libéral du Québec (PLQ), le développement d'une grappe aéronautique est une balle que l'Outaouais doit prendre au bond, tandis que selon le Parti québécois (PQ), la région devra passer à travers plusieurs étapes avant d'aller se frotter aux régions du Québec qui ont déjà développé ce créneau.
Quant à Québec solidaire (QS), le co-chef, Amir Khadir recommande à la région de ne pas tomber dans le piège de la grande entreprise, l'élite des affaires et des chambres de commerce qui pensent plus à leurs bénéfices qu'au partage de la richesse. La Coalition avenir Québec (CAQ) n'a pas donné suite à la demande d'entrevue du Droit.
Opportunités extraordinaires
«Le créneau de l'aéronautique n'appartient pas à une région spécifique, lance la députée sortante de Gatineau, Stéphanie Vallée. À partir du moment où Gatineau précise sa volonté de se positionner dans ce secteur de l'économie, il faut tout faire pour y arriver. Il y a là des opportunités d'affaires extraordinaires et un véritable potentiel à développer. Je suis prête à travailler sur ce dossier. S'il faut défoncer des portes à Québec, on défoncera des portes.»
Le candidat péquiste dans Chapleau, Yves Morin, rappelle qu'il n'y a pas d'entreprise d'aéronautique en Outaouais et que la région a intérêt à se doter d'un fort consensus régional avant de mettre de l'énergie dans ce créneau. «Si les gens qui prônent ce projet sont sérieux, ils vont devoir comprendre que ça va devoir se faire de façon complémentaire à la région de Mirabel et Trois-Rivières», dit-il. Selon lui, la politique économique de l'Outaouais doit se développer autour de l'exportation. «Nous avons une position stratégique à l'ouest de la province qui nous positionne comme un terminus des exportations pour l'Ontario et le Midwest américain», ajoute le candidat péquiste dans Chapleau.
Le co-chef de Québec solidaire, Amir Khadir, ne rejette pas du revers de la main ce projet, mais il soutient que l'aéronautique produit des «emplois d'homme, chers à financer et dont les profits générés sont concentrés par une petite minorité». Selon lui, les emplois dans les secteurs de la santé, de l'éducation, et les investissements dans le transport collectif et l'efficacité énergétique améliorent plus la qualité de vie.