Les candidats du Parti québécois en Outaouais se sont réunis pour présenter leurs promesses pour la région.

Souveraineté: le PQ attendrait, QS foncerait

Le flou artistique entourant la tenue ou non d'un référendum sur la souveraineté dans un éventuel premier mandat du Parti québécois a monopolisé une bonne partie de la période des questions, lundi, lors du dévoilement de la plateforme régionale des candidats péquistes.
Certains candidats et militants présents ont paru agacés par l'acharnement des médias à ce sujet. «Il me semble que c'est clair depuis le début, a lancé, excédé, le candidat dans Papineau, Jean-François Primeau. Il y aura un référendum quand la population sera prête. Nous ne ferons pas un référendum juste pour le fun. Nous en ferons un si on voit que c'est dans l'air du temps, si on voit dans les sondages que les gens sont prêts. Quand on va le voir, n'ayez pas peur, on va y aller. Pour l'instant ce n'est pas sur notre radar.»
Aucun des candidats locaux n'a voulu préciser sa position personnelle quant à sa volonté de tenir ou non un référendum au cours d'un éventuel mandat péquiste. La possibilité d'un référendum advenant un gouvernement péquiste majoritaire n'a pas non plus été évacuée. «Quand la population sera prête, elle nous donnera le signal, a ajouté le candidat dans Chapleau, Yves Morin. On voit actuellement que les Québécois ne veulent pas de référendum, nous ne les forcerons pas à en faire un.»
Les candidats se sont ensuite efforcés de transposer le débat sur la question de l'identité, la Charte des valeurs et l'intégrité. «Les cinq députés libéraux n'ont pas fait leur travail, tant au niveau de l'intégrité que dans la défense des dossiers régionaux, a lancé M. Morin. Si nous avons ce retard historique en santé et en éducation, c'est la faute des libéraux. Ils sont réélus depuis 34 ans dans la région. Ce sont eux qui sont à l'origine du problème. Nous avons fait plus en 18 mois, qu'eux en dix ans.»
Rapatrier les fonctionnaires
Si les candidats du PQ multiplient les efforts pour éviter de parler de référendum, c'est tout le contraire pour le candidat de Québec solidaire dans Hull, Benoit Renaud, qui avait convoqué les médias, hier matin, afin de parler spécifiquement de souveraineté.
«Québec solidaire a un engagement très ferme de tenir un référendum dans un premier mandat, a-t-il lancé. Le PQ était peut-être le meilleur véhicule pour la souveraineté à l'époque, mais ce n'est plus le cas depuis que Pauline Marois est chef. Sa marque de commerce est de promettre de ne pas promettre de tenir ou non un référendum.»
M. Renaud explique que sa formation politique souhaite planifier et développer une stratégie afin de rapatrier les fonctionnaires fédéraux dans la fonction publique provinciale, au lendemain d'un référendum gagnant sur la souveraineté. «Ces fonctionnaires sont une richesse et ils ont une expertise importante, a-t-il dit. Ils devront jouer un rôle important afin de positionner le nouveau pays du Québec dans le monde.»