Le Gatinois Simon Lapointe participera à une étape de la Coupe du monde prévue du 3 au 5 février à Pyeongchang.

Skier à Pyeongchang, un an avant les Jeux

Simon Lapointe obtiendra un avant-goût des prochains Jeux olympiques qui auront lieu en Corée du Sud en 2018.
Le sprinteur de Hull a reçu l'appel de Ski de fond Canada dans les derniers jours. On lui a annoncé que les entraîneurs l'avaient choisi en vue de l'étape de la Coupe du monde prévue du 3 au 5 février à Pyeongchang.
« C'est l'événement test sur la piste qui servira aux Jeux dans un an », a souligné Lapointe au bout du fil. Il était visiblement emballé de recevoir pareille invitation.
« C'était mon objectif cette année de participer à ces courses à Pyeongchang, a-t-il dit.
«La porte s'ouvre grande ouverte pour moi. Si je fais bien, on pourra m'envoyer aux finales de la Coupe du monde.»
Des finales qui auront lieu à Québec en mars prochain.
Surtout, un bon résultat en sol coréen pourrait lui assurer une place au sein de l'équipe nationale et une aide financière en vue de la saison prochaine. Un bon résultat, c'est quoi exactement ?
«Un top 30 en sprint, a précisé Lapointe, qui croit pouvoir même terminer parmi les 12 premiers plus rapides skieurs.
«Je ne m'en vais pas là-bas en touriste pour regarder le paysage. Ce n'est pas ma première course en Coupe du monde. Je veux connaître une bonne performance.»
L'athlète âgé de 23 ans, qui a notamment participé au Ski Tour Canada l'hiver denier, s'accroche au rêve de participer aux Jeux de 2018. L'équipe canadienne pourra y déléguer quatre fondeurs.
Alex Harvey et Len Valjas, qui ont gagné l'or en sprint par équipe il y une dizaine de jours en Italie, ont déjà satisfait les critères de qualification. Il reste deux places encore disponibles.
Lapointe est conscient que de grands noms tels que Devon Kershaw se trouvent devant lui. «Mais la porte vient de s'ouvrir. C'est à moi de rentrer et de me démarquer avec une bonne performance, a-t-il soutenu.
«Avec les résultats canadiens ces derniers temps en Coupe du monde, c'est très encourageant. Ça montre que nous sommes dans le coup.»
C'est pourquoi il a pris une décision importante le printemps dernier. Celle de déménager à nouveau à Québec afin de s'entraîner au centre national Pierre-Harvey.
Lapointe avait vécu l'expérience par le passé, mais avait décidé de revenir en Outaouais ces dernières années afin de poursuivre des études à l'Université d'Ottawa. Mais à l'approche des Jeux, le produit du club Skinouk a choisi de retourner dans la Vieille-Capitale.
«Mon coach avait pris sa retraite. Puis Gatineau n'a pas la structure nécessaire si je veux me rendre jusqu'au bout. Ici, j'ai tout ce qu'il faut. Des entraîneurs, un préparateur physique et psychologique. Une nutritionniste et même un médecin. Si j'ai un problème de santé, ça va se régler vite.»
Reste à voir si la chance va finir par lui sourire.
En novembre, Simon Lapointe avait raté la qualification pour la première tranche de la Coupe du monde. «Par 1,2 seconde... C'était proche», a-t-il lancé.
Puis il y a cet incident lors d'une étape de la Coupe Canada en décembre en Colombie-Britannique. «J'ai perdu un de mes skis en demi-finale», a-t-il relaté.
Lapointe aura un mois de février très occupé. Car après l'arrêt à Pyeongchang, il se tapera quatre courses du Tour B en Europe.