Silence/Win, de Kim Churchill

Silence/Win s'éclate d'un folk « bluesé » toujours épris de grands espaces, vibrant d'accords aussi solidement enracinés que quasi aériens de douceur.
À une différence près : les six cordes de la guitare de l'Australien de 23 ans flirtent aujourd'hui avec des accents plus pop. Sa voix aussi. Single Spark donne le ton à ce troisième album : en se permettant de repousser les frontières de sa musique, Kim Churchill élargit ses horizons. En toute liberté. Ce virage, se risque-t-on à prédire, pourrait bien entraîner l'auteur-compositeur-interprète vers de nouveaux sommets. Ou, du moins, lui permettre d'intéresser d'autres oreilles à ce qu'il fait.
Le résultat s'avère mature, assumé, serein et probant : dans les mélodies, tantôt farouchement entraînantes, tantôt tendres ; dans les textes plus ciselés ; dans la voix, moins forcée mais tout aussi porteuse.
À force de tourner en boucle, Kim Churchill devient un prétendant sérieux à mon « top 3 » de fin d'année...