Nicolas Lacroix se trouvait à 200 mètres des lieux de l'attentat ayant frappé le métro de la capitale belge.

«Si mon bus partait, je sautais dans le métro»

Un Gatinois résidant aujourd'hui à Bruxelles, en Belgique, était à 200 mètres de l'attentat meurtrier du métro survenu mardi matin dans la capitale européenne. Par un concours de circonstances difficile à imaginer, Nicolas Lacroix a manqué la rame de métro qui a été soufflée par une explosion à 9h11 heure locale.
M. Lacroix, qui habite à proximité du quartier européen, devait prendre un autobus pour rejoindre sa station de métro, la station Maelbeek, ciblée par un kamikaze. «L'autobus n'est pas parti, raconte-t-il. Il semble que le remplaçant du chauffeur, qui assure la relève, était légèrement en retard. Ma blonde, qui était déjà au travail, m'a appelé. Elle m'a dit: "Ça vient de sauter en dessous de toi." Si mon bus partait, j'arrivais à temps au métro, et je sautais dedans.»
Entre deux rires nerveux, M. Lacroix se dit que son heure n'était vraiment pas arrivée. «J'étais pas dû en tab... N'importe quelle autre journée, je m'y serais trouvé. J'avais au minimum une chance sur deux d'aller dans le métro qui a sauté.»
Nicolas Lacroix a ensuite vu les gens sortir du métro. «Dans la station d'à-côté, ils ont senti la déflagration.»
En après-midi (10h15 heure d'Ottawa), Bruxelles était «calme», relate le Gatinois. «Je suis allé prendre l'air avec un ami, même si on nous disait de rester chez nous. Il ne se passe rien, c'est désert, à part des parents qui vont chercher leurs enfants à la garderie.»
M. Lacroix est revenu chez lui à la suite du drame. Il a poussé un grand soupir de soulagement en entrant chez lui. «J'ai appelé ma famille tout de suite.»
Mardi était une journée particulièrement ensoleillée alors que la capitale belge est autrement sous la pluie, plus souvent qu'à son tour. «Je devais aller voir un show ce soir.... Je ne pense pas qu'il va y en avoir.»