«Scotty Toppers» de moins en moins anonyme

L'homme d'Orléans qui faisait du chantage sous une fausse identité auprès de femmes sur les réseaux sociaux a dû montrer son vrai visage, depuis la prison d'Ottawa-Carleton, mardi.
Des femmes d'Ottawa se disent victimes d'un extorqueur se prénommant Scotty Toppers, et qui oeuvrait sur les réseaux sociaux en utilisant leurs données personnelles pour en tirer profit. Cette fin de semaine, la police d'Ottawa a reçu huit autres plaintes de victimes potentielles, ce qui porte le total de plaignantes à 21 depuis ce printemps.
Scotty Toppers est en fait Nicholas De Carlo, un suspect arrêté vendredi, et qui a comparu sous plusieurs chefs, samedi, au palais de justice d'Ottawa. Les chefs d'accusation vont du harcèlement criminel à l'extorsion, à la possession d'outils de cambriolage, vol et corruption de fichiers. Il a fait une brève apparition en cour ce mardi, par vidéoconférence.
Le prévenu, vêtu d'une combinaison orange, avait une allure très différente de celle qui était faussement véhiculée sur son profil "Scotty Toppers". Cette photo d'un homme - qui n'est pas lui - est accompagné d'une femme. Le dossier a été remis au 5 août, au palais de justice d'Ottawa.
Selon la police d'Ottawa, les femmes devenues ses "amies" sur Facebook ont été harcelées, menacées et victimes d'extorsion en ligne.
Il leur indiquait ce qu'il savait sur elles - des choses parfois très personnelles - et qu'il diffuserait ces informations sur le Web si elles ne se pliaient pas à ses exigences.
Les autorités n'ont pas précisé quelles étaient ses demandes.
Les enquêteurs croient toujours qu'il y a d'autres victimes dans ce dossier. Les plaignantes ont appelé en grand nombre après que la police eut diffusé les premières informations sur ce soi-disant Scotty Toppers, vendredi.  
Les femmes sont pour la plupart originaires d'Ottawa.
Les policiers ont perquisitionné une résidence du chemin privé Briargate, vendredi matin. Des armes et de la cocaïne ont été saisies. L'enquête a débuté en mai dernier.
Cette résidence est celle du suspect.
M.De Carlo est devenu célèbre, cette semaine, à travers les médias de la région de la capitale. Son faux profil Facebook montre un homme et une femme, mais il s'agit encore une fois d'une image qui n'est pas la sienne."Scotty" devenait ami Facebook avec des femmes en leur disant qu'ils s'étaient connus au secondaire, au travail ou ailleurs, selon des informations obtenues sur les réseaux sociaux. Il utilisait et "croisait" des informations sur ses victimes, disponibles sur les réseaux sociaux. Il entretenait par la suite des conversations privées en menaçant de diffuser des photos et informations compromettantes sur elles.