Tim Hudak

Scandale à Queen's Park: Hudak ne lâche pas le morceau

«Soit, elle était directement impliquée ou soit elle est d'une incompétence extrême et a choisi de fermer les yeux.»
Au lieu de reculer, le chef des progressistes-conservateurs, Tim Hudak, a poursuivi ses attaques contre la première ministre ontarienne Kathleen Wynne, lundi matin à Queen's Park, dans le dossier de l'annulation de deux centrales électriques au gaz naturel, une décision a coûté plus de 1 milliard aux contribuables ontariens.
Lors d'un point de presse, M. Hudak a accusé de nouveau la chef libérale d'être en partie «responsable» de la destruction disques durs de 24 ordinateurs dans le bureau de l'ex-premier ministre Dalton McGuinty pendant la période du 6 février au 20 mars, l'année dernière. 
«Ceci s'est produit pendant que la première ministre Wynne était en poste, et non Dalton McGuinty», a-t-il martelé lundi.
Rappelons que Mme Wynne a commencé son mandat le 11 février 2013.
Absente de l'Assemblée législative lundi, c'est le leader en Chambre du gouvernement libéral, John Milloy, qui est venu à la défense de la première ministre.  «Les documents de la police ne font référence à aucune implication [de la première ministre]», a-t-il insisté.
Jeudi dernier, la Police provinciale de l'Ontario a dit soupçonner David Linvingston, ex-chef de cabinet de M. McGuinty, d'avoir commis un abus de confiance en donnant accès aux ordinateurs à un consultant externe. Depuis, M. Hudak et son bras droit,  la députée de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod, exigent des comptes de Mme Wynne.
La première ministre avait durci le ton dimanche dans une lettre envoyée à M. Hudak. Elle l'a menacé d'une poursuite en diffamation.  Dans sa lettre, la première ministre Wynne demande au chef, à son caucus et à son parti d'arrêter de faire de fausses accusations concernant des allégations selon lesquelles un individu est entré dans le bureau de l'ancien premier ministre pour supprimer la mémoire des disques durs.