Benoît Renaud, candidat de Québec solidaire dans Hull.

Santé mentale: tous les candidats croient qu'il y a place à amélioration

Qu'ils soient solidaires, péquistes ou libéraux, les candidats de la région s'entendent tous pour dire qu'une sérieuse réflexion doit être faite quant à la qualité des soins donnés aux patients en santé mentale de l'Outaouais.
Un rapport de l'organisme Droit-Accès de l'Outaouais, rendu public lundi, brosse un portrait sombre des services en santé mentale dans la région. Abus de droits, patients victimes de guerre d'ego entre médecins et des services hermétiques, repliés sur eux-mêmes; l'organisme demande un sérieux coup de barre.
Le candidat de Québec solidaire dans Hull, Benoit Renaud, est d'avis que les CLSC représentent la solution aux problèmes d'accessibilité du réseau. «Nous promettons d'ajouter 60 millions$ dans les CLSC de l'Outaouais afin de leur permettre de jouer leur véritable rôle de première ligne, dit-il. Ça permettrait d'y ajouter une centaine de professionnels dans plusieurs domaines, dont des psychologues.»
La libérale députée sortante de Hull, Maryse Gaudreault, rappelle qu'une personne sur cinq aura à vivre avec des problèmes de santé mentale à un moment ou un autre de sa vie. «C'est certain que de se retrouver dans une urgence débordée avec un problème de santé mentale n'est pas du tout l'idéal, dit-elle. Il faut offrir à ces gens un meilleur accueil et une réponse plus spécifique à leur condition. Peut-être que la création d'une urgence psychiatrique est la solution, il faut y réfléchir. Il faut aussi mettre plus d'efforts dans la prévention, changer nos façons de faire afin d'appuyer le plus tôt possible les gens dans la maladie. L'Outaouais a besoin d'un nouveau plan d'action en santé mentale.»
Mme Gaudreault est d'avis que les super-cliniques proposées par le PLQ permettraient d'améliorer l'accès à des psychologues.
Quant au candidat péquiste dans Hull, le Dr Gilles Aubé, tout doit reposer sur les Groupes de médecine familiale. «Il faut réfléchir à l'organisation de nos services de base, il reste beaucoup à faire, dit-il. Il n'y a toutefois qu'un seul psychologue pour toute l'Île-de-Hull dans le réseau public. Les autres travaillent au privé. Si on veut réorganiser les services, il faut passer par les GMF. Il faut que tout le monde puisse avoir accès à un médecin de famille et aux services d'un GMF.»
Mabelanger@ledroit.com