Les problèmes liés à la santé mentale préoccupent de plus en plus les syndicats du secteur public, alors que les réclamations en invalidité augmentent sans cesse.

Santé mentale et dette inquiètent

La santé mentale et l'endettement chez les étudiants des cycles supérieurs préoccupent le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), qui s'est penché sur la question ce week-end, à Sudbury, durant le Forum étudiant de l'Ontario français.
Selon la coprésidente du RÉFO, Geneviève Latour, il est nécessaire de se pencher sur les causes des problèmes de santé mentale chez les étudiants ontariens. Elle estime que les témoignages livrés cette fin de semaine pendant le forum laissent croire que l'importance des frais de scolarité et l'endettement étudiant pourraient être liés à cet enjeu.
La nécessité d'une université franco-ontarienne fait également partie de la solution, selon Mme Latour. Elle soutient que plusieurs étudiants francophones sont bien souvent forcés de s'exiler pour obtenir une éducation supérieure dans leur langue maternelle. «C'est encore plus difficile pour ceux pour qui ce n'est pas possible d'avoir une vie étudiante dans leur langue. En plus des frais de scolarité, ils doivent payer un loyer, le matériel didactique. Il leur faut travailler en plus du temps nécessaire pour avoir des bonnes notes.»
Geneviève Latour affirme qu'il est primordial que le ministère de la Formation et des Collèges et des Universités se penche sur cet enjeu. «Il faut voir au niveau de la prévention, déterminer les causes, et pas seulement agir une fois que les problèmes se sont développés.»