Pekka Rinne n'a accordé que six buts en trois matches (avant celui d'hier) depuis son retour au jeu. Toutes des défaites, car les Predators ne lui ont pas offert de soutien en attaque.

Rinne ne peut dépanner l'attaque

Le retour au jeu du gardien étoile Pekka Rinne survient probablement trop tard pour permettre aux Predators de Nashville d'espérer effectuer une remontée au classement dans la forte association Ouest.
N'empêche, la présence du grand cerbère finlandais entre les poteaux s'avère rassurante pour l'équipe de la capitale de la musique country, qui a dû se passer de ses services de la fin octobre jusqu'à la semaine dernière en raison de complications reliées à une opération à la hanche gauche.
Après celle-ci, Rinne a dû lutter contre une infection à la bactérie Escherichia coli (mieux connue sous le nom de E.coli).
À l'origine, il y avait des craintes que la carrière du finaliste à deux reprises pour le trophée Vézina soit compromise, mais l'athlète de 31 ans racontait hier lors de son passage à Ottawa qu'il n'était pas trop inquiet.
«Non, je n'étais pas trop nerveux. Quand vous devez vous absenter pour une aussi longue période en raison d'un genre de maladie, c'est énervant un peu. Mais je n'ai jamais pensé que ça pourrait mettre être ça pour ma carrière. Je savais que j'étais entre bonnes mains. On m'a opéré une deuxième fois et la bactérie a été presque totalement enlevée, les médicaments s'occupant du reste. La récupération a été longue, ça donne une saison frustrante, surtout que c'était une année olympique. Ça s'est avéré un défi autant mental que physique. Je suis content d'être de retour», a-t-il confié.
Heureux pour les Finlandais
Si Rinne était déçu d'avoir raté le rendez-vous de Sotchi, il était content de voir que ses compatriotes finlandais ont réussi à remporter la médaille bronze du tournoi olympique.
«Avec tous les centres qui ont été blessés avant le tournoi, ils ont réussi à surmonter l'adversité eux aussi pour jouer de façon incroyable. J'ai été très heureux pour eux. Je ne peux pas dire qu'on aurait fait mieux si j'avais été là, avec (Tuukka) Rask, (Kari) Lehtonen et (Annti) Niemi, ils étaient bien nantis devant le filet, c'est certain, même si c'était décevant de rater ça», a-t-il dit.
Le match d'hier contre les Sénateurs était le quatrième de Rinne depuis son retour au jeu, sans compter un séjour de réhabilitation de deux parties disputées dans la Ligue américaine, à Milwaukee. Rinne n'avait alloué que six buts lors de ces trois parties, trois défaites, incluant un revers en prolongation de 1-0 contre Columbus où il a repoussé 35 des 36 tirs dirigés vers lui.
«Il est un gros morceau de notre équipe, il a très bien joué depuis son retour, mais on n'a pas été capable de lui procurer une victoire. Ça ne paraît pas qu'il a raté plusieurs mois. Il peut contrôler un match par sa façon de contrôler ses retours et déplacer la rondelle. Il faut juste qu'on l'aide un peu plus en comptant des buts», soulignait l'ancien Sénateur Mike Fisher, dont le club n'avait compté que deux buts lors des trois sorties précédentes de Rinne.
L'entraîneur-chef de longue date Barry Trotz abondait dans le même sens, lui qui soulignait même que son club était ni plus ni moins sorti de la course aux séries alors qu'il accusait un recul de 10 points sur le huitième rang dans l'Ouest avant le match d'hier.
«Nous avons plusieurs gars qui sont à sec, n'ayant pas compté pendant 25 ou 30 parties. Nos attaquants ne produisent pas beaucoup, ce qui fait qu'on essaie de changer des trios, on rappelle des gars des mineures (Colton Sissons hier).
«On ne peut pas tricher pour essayer de marquer des buts, mais on doit faire ce qu'on fait d'habitude mieux pour arriver à compter», analysait-il.
Mbrassard@ledroit.com