La pièce Une vie pour deux (La chair et autres fragments de l'amour) sera présentée du 9 au 12 avril au Centre national des arts.

Rentrée théâtrale: viens voir les comédiens...

Est-ce dû à sa reconstruction, à sa nécessité d'être repensée ? Toujours est-il que pour cette saison hors-murs, la Nouvelle Scène propose une affiche peu conventionnelle en interrogeant le théâtre sous des formes inattendues.
OTTAWA
Est-ce dû à sa reconstruction, à sa nécessité d'être repensée ? Toujours est-il que pour cette saison hors-murs, la Nouvelle Scène propose une affiche peu conventionnelle en interrogeant le théâtre sous des formes inattendues.
L'auteur Michel Ouellette et le metteur en scène Joël Beddows, habituellement programmés en saison adulte, s'adressent désormais au spectateur adolescent avec La Fille d'argile (à l'école De La Salle, le 22 février). Lapin blanc, lapin rouge du Trillium fait monter sur scène des non-comédiens (25 février-1er mars). Avec Léo, le metteur en scène Daniel Brière brouille les frontières entre théâtre physique et cirque (21 et 22 mars, au Centre des arts Shenkman). Quant aux Lab Gestes du Théâtre du Trillium, ils s'accommodent parfaitement de cette saison itinérante en s'exportant vers de nouveaux horizons. Le Bluebird Coffee sur Dalhousie, accueille le happening chorégraphique Je suis équitable, prends-moi (29-31 mai). À la Galerie Saw, on embarquera par La porte du non-retour dans un « déambulatoire théâtral et photographique » (du 27 mai-1er juin).
Au CNA, dix spectacles sont à l'affiche jusqu'en mai, une moitié dans le volet enfance/jeunesse, l'autre moitié à destination du public adulte. À ce chapitre, Christian Lapointe sera deux fois à l'honneur cette rentrée, avec L'homme atlantique (et la maladie de la mort) du 19 au 22 février, puis dans Le promenoir du 14 au 17 mai. Alice Ronfard apparaît également deux fois à l'affiche, pour la mise en scène d'Une vie pour deux (la chair et autres fragments de l'amour), inspirée de l'oeuvre de Marie Cardinal, du 9 au 12 avril, ainsi qu'à la co-mise en scène de Un, solo sur la quête identitaire imaginée par Mani Soleymanlou (5-8 mars). Enfin, Lorraine Pintal s'attaque à un classique de la dramaturgie québécoise en proposant sa version d'Albertine, en cinq temps de Michel Tremblay (11 mars-5 avril).
GATINEAU
Le Théâtre de l'Île planche sur la thématique inépuisable du couple : version faux psy et vrai quiproquo dans Confidences trop intimes (29 janvier-1er mars), sous la plume de Michel Tremblay avec À toi, pour toujours, ta Marie-Lou (19 mars-19 avril), en portes qui claquent et Fausses rumeurs dans cette production communautaire mise en scène par Mathieu Charette (14 mai-21 juin).
La relève théâtrale aura rendez-vous à l'Espace René-Provost pour Carte blanche, l'occasion de soumettre au public des projets artistiques originaux : on y verra ceux de Dominique Saint-Pierre et Patrick Voyer du 6 au 8 février et de Dave Jenniss et Philippe Landry du 3 au 5 avril. Quant au laboratoire de mise en scène, programmé du 4 au 8 mars, il présentera les travaux de Marc-André Charette, Julie Grethen et Mylène Ménard inspirés du texte de René Zhand « Gueux ».
La salle Odyssée défend la diversité en privilégiant des productions « tous goûts, tous publics ». Il est beaucoup question de soleil, en début d'année, avec Icare, une réinterprétation du mythe par le tandem Michel Lemieux et Victor Pilon (28 février-1er mars). Sous le soleil marseillais, ensuite, avec Marius et Fanny, une production du Théâtre du Rideau Vert (21-22 mars). À l'affiche également les comédies Vivement lundi ! (11-12 avril), et Enfantillages (2-3 mai).