Caroline Calvé a apporté plusieurs changements, tant physiques que mentaux, à sa préparation aux épreuves de surf des neiges.

Prof d'Olympiens, papa d'une Olympienne

Il y a de ces coïncidences dans la vie. Parlez-en à Jean Calvé, un professeur à la retraite.
Sa fille Caroline pourrait devenir la première athlète de l'Outaouais en plus de deux décennies à remporter une médaille aux Jeux olympiques. Les Duchesnay, Isabelle et Paul, ont été les derniers.
C'était en 1992, à Albertville.
Tout comme Calvé, les Duchesnay ont grandi à Aylmer. Ils avaient mérité l'argent en danse sur glace.
La seule différence? Le duo frère-soeur représentait la France à la suite d'un différend avec Patinage Canada.
Qui a enseigné à Paul Duchesnay à l'école secondaire Grande-Rivière?
Oui, Jean Calvé, maintenant à la retraite.
«C'était au tout début de la polyvalente à Aylmer. Paul était tout jeune. C'était bien avant son rêve olympique», relate-t-il.
Duchesnay n'avait pas oublié son ancien enseignant. Il était revenu à l'école après les Jeux, accompagné d'une équipe de la télé suisse.
Au fil des ans, Jean Calvé a vu un autre de ses élèves connaître la gloire sportive. Le nageur Yannick Lupien a remporté l'argent aux Mondiaux aquatiques en plus de participer aux Olympiques à deux reprises.
Maintenant, c'est sa fille qui reçoit toute l'attention d'une région, d'une province et d'un pays. Ado, elle ne songeait nullement à une aventure olympique.
Caroline Calvé a commencé à tâter la compétition en surf des neiges sur le tard, quand elle avait 21 ans. Elle a grimpé un échelon à la fois, participation à sa première Coupe du monde en 2003, gagnant sa première médaille sur ce circuit en 2009 en Italie.
Ses parents Jean et Suzanne l'ont toujours appuyé durant son parcours teinté de succès et parfois de déceptions. Il y avait notamment eu cette blessure à un genou durant une session de photos en 2008.
Mais leur Caroline a rebondi plus forte que jamais de cet épisode.
Papa et maman étaient là à Vancouver. Ils suivront leur enfant cette fois-ci rivé à la télé, au petit matin.
«Nous serons nerveux», avoue Jean Calvé, qui a appris quelque chose de nouveau hier en jasant avec le journaliste.
Il a été question d'une anecdote trouvée sur le site web du Comité olympique canadien. On peut y lire que sa fille «porte toujours les mêmes chaussettes» en compétition.
«Je l'ignorais, lance le papa. Je remarque surtout le casque.»