L'usine de Produits forestiers Résolu à Gatineau.

Produits Forestiers Résolu a besoin de bois

Toute la Haute-Gatineau se mobilise pour faire pression sur le gouvernement du Québec afin qu'il modifie le Régime forestier, afin de permettre à Produits Forestiers Résolu de s'approvisionner en bois et d'éviter la fermeture de la scierie de Maniwaki.
Selon le président du syndicat Unifor de la scierie de Maniwaki, Richard Forest, l'usine est privée d'un volume de bois de 43000 mètres cubes parce que les terres où Produits Forestiers Résolu a le droit de s'approvisionner contiennent trop de feuillus et pas assez de résineux. Or la scierie de Maniwaki utilise seulement des résineux pour produire du bois d'oeuvre (2X 4 et autres produits du genre) ainsi que des copeaux qui alimentent sa papetière de Gatineau. «Il y a 75% de feuillus et il en coûte trop cher d'aller couper dans ce coin-là si le feuillu n'est pas utilisé par une autre entreprise, comme Louisiana Pacific (à Bois-Franc) qui présentement n'en a pas besoin. La scierie va manquer de bois au printemps si on ne parvient pas à obtenir d'autres volumes de bois et elle risque donc de fermer ses portes. On est dans le même bateau que l'entreprise dans cette affaire-là», a expliqué M. Forest.
Le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) Vallée de la Gatineau, Michel Merleau, est allé rencontrer des hauts fonctionnaires du cabinet de la ministre des Ressources naturelles du Québec, Martine Ouellet, pour leur expliquer la situation particulière de la région. «Le Régime forestier doit être modifié pour s'adapter à la réalité de la forêt outaouaise qui est une forêt mixte (feuillus et résineux). Il faut permettre à Produits forestiers Résolu d'aller chercher du bois ailleurs, là où la concentration de résineux est assez élevée et assurer aussi aux usines de Louisiana Pacific et Fortress de Thurso un approvisionnement régulier», de dire M. Merleau qui présentera une résolution en ce sens à la Conférence régionale des élus de l'Outaouais (CRÉO).
«Il y a des gens qui croient que l'industrie forestière de l'Outaouais est moribonde, mais ce n'est pas vrai. Il y a encore des entreprises qui fonctionnent et qui donnent d'excellents emplois», d'ajouter M. Merleau.