Une des installations de Premier Tech

Premier Tech: la CAQ soupçonne un cas de favoritisme

La Coalition avenir Québec (CAQ) accuse le gouvernement d'avoir favorisé une entreprise de traitement des eaux au centre d'un dossier qui a mené à la démission de Sam Hamad du conseil des ministres, la semaine dernière.
Le leader parlementaire caquiste François Bonnardel a déclaré mercredi que l'entreprise Premier Tech avait bénéficié d'un décret, adopté en 2014, lui accordant un monopole.
Selon le député de Granby, le gouvernement a mis fin à cette situation de monopole la semaine dernière, alors que M. Hamad était au centre d'une controverse impliquant Premier Tech.
M. Hamad est sous le coup d'une enquête du commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale après la publication de courriels montrant que l'ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, qui était vice-président du conseil de Premier Tech, était intervenu auprès de lui concernant un soutien financier gouvernemental.
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a affirmé mercredi que l'entreprise n'avait pas bénéficié d'un avantage sur ses concurrents.
M. Heurtel a cependant reconnu qu'il avait constaté, à son arrivée en fonction en 2014, une «problématique» quant au nombre de «solutions» disponibles pour les propriétaires de résidences en secteur éloigné qui ont besoin d'une fosse septique.
«C'est pour ça qu'on a entamé un grand travail pour voir si on ne pouvait pas offrir d'autres options à la population, c'est ce que j'ai annoncé dimanche dernier», a-t-il dit en point de presse.