Le réalisateur gatinois Philippe Falardeau se prépare à tourner en Afrique et aux États-Unis ce printemps.

Philippe Falardeau se lance dans son aventure américaine

Retombée directe de sa nomination aux Oscars, l'an dernier, Philippe Falardeau se prépare à tourner aux États-Unis et en Afrique son tout premier film américain, ce printemps.
Et à diriger l'actrice oscarisée Reese Whiterspoon (Walk The Line). « C'est un film à petit budget. Ça prouve que le projet l'intéresse plus que l'argent », se réjouit le cinéaste.
Ce projet, retenu parmi les « 30 à 40 scénarios » reçus depuis le succès de Monsieur Lazhar, s'intitule The Good Lie. L'histoire, écrite par Margaret Naggle, s'inspire de la tragique marche de milliers de jeunes Sud-Soudanais (les Lost Boys of Sudan) vers le Kenya, dans les années 1990.
« Plusieurs enfants ont marché pendant des mois, voire des années, avant d'arriver au Kenya, raconte le cinéaste. Une fois rendus là, certains ont dû patienter des années dans des camps avant d'être acceptés comme réfugiés aux États-Unis. »
The Good Lie suivra le destin de quatre de ces orphelins - Mamere, Paul, Jeremiah et Paul - du Soudan, qu'ils ont fui, à Kansas City, où ils refont leur vie. Ils y croiseront une agente de placement (incarnée par Reese Whiterspoon) qui les aidera à trouver un emploi.
La production du film est assurée par Black Label Media et Imagine Entertainment (la compagnie de Ron Howard, derrière Apollo 13 et la série télé 24, par exemple).
Immigration, enjeux humains, sociaux et politiques : autant d'aspects qui « ont touché, interpellé » Philippe Falardeau, et qui inscrivent ce projet américain « dans le droit-fil » de ses précédents films.
En ce moment, le réalisateur participe activement à la sélection des comédiens. À peine de retour de Phoenix, en Arizona, il reprendra bientôt la route pour se rendre entre autres à Des Moines, en Iowa, au cours des prochaines semaines.