Le jury, composé de Chantal Richer, de Rouge FM, Julie Huard, de Radio-Canada, Maud Cucchi, du Droit, Renée Germain, d'NRJ, Pierre Plouffe, RNC Média, François Desrochers, de Télé-Québec, et Maurice Graffin, ont remis la palme du FFO à Paulette. Le public a également opté pour le film mettant en vedette Bernadette Lafont.

Paulette séduit le public et le jury

Le rideau est tombé, vendredi soir, sur la 15e édition du Festival du Film de l'Outaouais (FFO).
Lors de la cérémonie de clôture qui s'est tenue au Musée canadien des civilisations, trois films ont été récompensés par le festival.
Dans une décision partagée, le Prix de la critique a été décerné à La Vierge, les Coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh, « un éloge du cinéma, très drôle et très original », a souligné une jurée, Maud Cucchi, lors de la remise de la distinction.
Ce long-métrage franco-égypto-qatari entremêle documentaire et journal intime. Il retrace la quête identitaire d'un cinéaste qui retourne sur la terre de ses ancêtres pour filmer des témoignages sur les apparitions miraculeuses de la Vierge au sein de la communauté copte chrétienne.
Ombline, du réalisateur Stéphane Cazes avec Mélanie Thierry, a reçu une mention spéciale du même jury composé de représentants médiatiques de la région.
Dans un tout autre style, le film d'ouverture, Paulette, réalisé par Jérôme Enrico et mettant en vedette Bernadette Lafont, a été primé deux fois plutôt qu'une en remportant le Prix du public Télé Québec, mais aussi le Prix du Jury 2013.
Malgré des critiques mitigées en France, le film connaît un franc succès dans les salles et a récemment dépassé la barre symbolique du million d'entrées. Paulette sortira en salles le 12 avril, au Québec.
Enfin, le Prix du public du Festival international du court-métrage de l'Outaouais (FICMO) a été remis à La guidoune de Saint-André d'Éric Baril et Lévy L.Marquis. Ce prix s'additionne aux deux autres décernés mercredi soir aux productions locales d'Alexandre Carrière et d'Éric Baril.
Après la remise des prix, les cinéphiles ont apprécié le film Renoir, écrit et réalisé par Gilles Bourdos.
Avec quelque 160 projections dans une poignée de salles de la région, d'Orléans, à Gatineau en passant par Papineauville, le FFO a offert la plus imposante programmation de son histoire.
Le public a répondu à l'appel. Les files d'attente à l'extérieur des salles se sont multipliées, du début à la fin du festival.
« Les gens ont répondu présents, souligne le fondateur et président du FFO, Didier Farré. On voit qu'il y a des gens qui ont envie de voir des films différents. »
L'augmentation notable du nombre d'ateliers et de classes de maître données en marge des projections a aussi été accueillie avec enthousiasme, affichant souvent complet.
Ce succès est toutefois terni par le retrait d'une subvention du gouvernement du Québec de 45 000 $, qui représente le quart du budget du festival, se désole M. Farré, en « éternel insatisfait ».
« Au lieu que les aides financières augmentent, elles diminuent, commente-t-il. En général, la culture, c'est la première chose qui est coupée. Mais on a déjà trouvé des solutions pour l'an prochain. »