« Ç'aurait été mieux si nous avions gagné, mais que voulez-vous ? C'est une série de sept rencontres. Il ne sert à rien de paniquer. »

Pas de panique chez les Rangers

« Ça va être plaisant. »
Plusieurs amis et connaissances de Mika Zibanejad ont reçu un texto similaire, en début de semaine.
« Quand les gens d'Ottawa ont su que nous allions affronter les Sénateurs en deuxième ronde, mon téléphone s'est mis à vibrer. Je n'ai pas reçu des tonnes de messages, mais, généralement, tout le monde me disait à peu près la même chose. J'ai composé une réponse passe-partout et je l'ai envoyée à tous ceux qui me contactaient. En gros, je leur disais que cette série serait bien plaisante », raconte-t-il.
Et puis ? Le premier match fut-il plaisant ?
« Ç'aurait été mieux si nous avions gagné, mais que voulez-vous ? C'est une série de sept rencontres. Il ne sert à rien de paniquer. »
L'entraîneur-chef des Rangers, Alain Vigneault, a reconnu durant son point de presse de vendredi après-midi qu'il jongle avec l'idée d'apporter des changements. Son attaque ne produit pas à un rythme satisfaisant depuis le début des séries. « Ça ne fait aucun doute. À forces égales, nous avons fait de bonnes choses. Dans mon esprit, cependant, les Sénateurs ont remporté la bagarre des unités spéciales », a-t-il répété.
On lui a demandé de parler du jeu de Derek Stepan, qui a été l'auteur d'un seul but jusqu'à maintenant en séries.
« Je ne voudrais pas faire de lui un cas isolé. Plusieurs joueurs, au sein de notre groupe, ont intérêt à faire mieux. S'ils veulent vraiment gagner, ils doivent mieux jouer que jeudi soir. Je ne veux absolument rien enlever aux Sénateurs. Ils ont joué un fort match. Je maintiens cependant que nous devons, en tant que groupe, faire mieux. »
Zibanejad, qui demeure le meilleur marqueur de sa troupe avec une récolte de quatre points en sept parties, est persuadé que les Blueshirts peuvent faire mieux.
Il a lui-même obtenu une belle chance de marquer, en fin de match. Son vieil ami Kyle Turris est intervenu au dernier moment pour lui mettre des bâtons dans les roues.
« Turrey a fait du beau travail, reconnaît-il. Je croyais que ça y était. Dommage. Au moins, je me dis que notre équipe a réussi à obtenir une belle chance de marquer sur cette séquence. »
Il s'agissait du deuxième match de Zibanejad dans l'uniforme des Rangers au CCT. Il avait été un des rares joueurs à faire le voyage dans la capitale, au début du mois, pour disputer un match sans signification dans le dernier week-end de la saison régulière.
« C'était une bonne chose, pour moi, de prendre part à cette partie. Ça m'a permis de me débarrasser des papillons que j'avais dans l'estomac. Il m'a fallu quelques minutes pour me faire à l'idée que je ne porterais plus un chandail rouge sur cette patinoire. »
« Jeudi, je dois reconnaître que j'étais un peu nerveux durant ma première présence sur la patinoire. Par la suite, je me suis calmé. J'ai pu continuer à faire mon travail. »
Rivalités
Lors de son passage à la fin de la saison régulière, Mika Zibanejad a été reçu en ami. On l'a présenté au tableau indicateur. La foule a été invitée à l'applaudir.
Cette fois, il est clairement passé dans le camp ennemi.
Avant la reprise des hostilités, Bobby Ryan a même déclaré qu'il connaissait des façons de le faire sortir de ses gonds.
Il a passé le match numéro un à essayer de mettre le feu aux poudres. « Il n'était pas seul, jure le Suédois. C'est correct. J'aime ça. Ça va rendre la série plus intéressante. »
Picard à Düsseldorf
À la fin de la dernière saison, Alexandre Picard a pris le temps de réfléchir. À 31 ans, le moment était-il venu pour lui d'accrocher ses patins ? Le défenseur gatinois a finalement choisi de poursuivre sa carrière. L'ancien des Sénateurs et du Canadien retournera en Allemagne. Il a paraphé un contrat d'un an assorti d'une année d'option avec le Düsseldofer EG, un club de première division.
Picard a passé les deux dernières campagnes en Suisse, avec le HC Fribourg-Gottéron. L'hiver dernier, il a récolté cinq points en 35 parties, tout en conservant un différentiel de moins neuf.