Marc Dorion, de Bourget, ne se laisse pas abattre par la défaite crève-coeur du Canada contre les États-Unis à Buffalo.

«Partir sans médaille aurait fait mal» - Dorion

Marc Dorion va ramener une médaille de Sotchi. Elle n'est toutefois pas de la couleur reluquée.
Favoris pour l'or avant le début du tournoi, l'attaquant franco-ontarien de Bourget et ses coéquipiers de l'équipe canadienne de hockey sur luge ont mis la main plutôt sur le bronze, samedi, en conclusion des Jeux paralympiques en Russie. Tout ça à la suite d'une victoire de 3-0 contre la Norvège. «Partir d'ici avec une médaille, c'est super. J'ai fait partie du groupe qui était à Vancouver en 2010. Nous n'avions pas gagné de médailles. Je n'ai jamais oublié ce moment, ce sentiment-là, a rappelé Dorion, hier, au lendemain de cette victoire.
Le Canada avait dû se contenter du quatrième rang, il y a quatre ans. «Oui, ce n'est pas nécessairement la médaille qu'on visait en arrivant ici. Mais partir de Sotchi sans médaille aurait fait très mal.»
Motiver les jeunes
Dorion, qui en était à une troisième participation aux Jeux, a pris la parole dans le vestiaire avec d'autres vétérans avant le match contre la Norvège. «On voulait s'assurer de ne pas répéter la même erreur que la dernière. Il fallait motiver les plus jeunes», a-t-il dit.
Le Canada avait conservé une fiche parfaite de 3-0 lors des rondes préliminaires. Mais une défaite de 3-0 en demi-finale aux mains des États-Unis l'a déraillé de sa route vers l'or.
«Nous avons offert le meilleur qu'on pouvait», a rappelé Dorion.
La réalité, c'est que les autres pays rattrapent le Canada et la Norvège, deux puissances du hockey sur luge pendant plusieurs années. La Russie a notamment gagné l'argent devant ses partisans dans les dernières heures.
«Quand elle est devenue pays hôte des Jeux il y a 5-6 ans, la Russie a décidé de créer un programme de hockey sur luge. C'est une grosse victoire pour eux de gagner une médaille.»
Maintenant que les Jeux sont terminés, ce sera le retour à la maison pour les athlètes.
Dans le cas de Marc Dorion, il remettra les pieds dans la capitale nationale tard demain soir. Du repos et une remise en question l'attendent.
Est-ce qu'il poursuivra sa carrière ou il passera à autre chose? Le diplômé en criminologie n'a que 26 ans. «Ce n'est pas une question facile à laquelle répondre. Ma première réaction? C'est de dire oui, que j'aimerais continuer. Mais la dernière année a été très difficile pour moi.»
Une déchirure à des ligaments de l'épaule droite subie il y a quelques mois l'a ralenti sur la glace. Il n'a pas été aussi efficace que par les saisons précédentes.
«Quand j'arriverai à la maison, ce sera la chirurgie. Ensuite, il y a aura la réhabilitation. Quand tout sera terminé, je commencerai à me poser les questions plus sérieuses.»