Le député Will Amos

Ottawa veut aider les agriculteurs

Si la demande pour des produits biologiques est en forte croissance partout dans le monde, il reste que certains agriculteurs canadiens hésitent à faire la transition vers ce type de culture.
Lors de son passage à la ferme Hendrick, de Chelsea, le député fédéral du Pontiac, William Amos, a annoncé un investissement de 461 000 $ à Cultivons Biologique Canada, pour une étude sur les risques liés à la transition de la production traditionnelle à la production biologique. Il agissait ainsi au nom de son collègue ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Lawrence MacAulay,
Selon Ashley St-Hilaire, directrice générale du groupe Cultivons Biologique Canada, les Canadiens veulent acheter des produits bio, mais l'offre ne suit pas la demande.  
« Le marché d'exportation est prêt à accepter les produits canadiens. Dès le 21 septembre, un marché incroyable s'ouvrira pour nos produits biologiques avec l'accord entre le Canada et l'Union européenne ouvre. Il faut trouver les raisons pour lesquels les agriculteurs hésitent » a souligné le député Amos.
À Chelsea, la Ferme Hendrick se consacre à la culture biologique. « Au début, il s'agit de bien comprendre les normes et ensuite trouver des marchés. Nous sommes chanceux, car nous réussissons à vendre près de 95 % de notre production ici même à Chelsea et dans les environs, grâce à l'appui de la communauté, avec le programme de paniers bios et de notre kiosque », explique Shawn Lacroix, gérant de la Ferme Hendrick. La ferme existe depuis 1870, au coeur de Chelsea, en bordure de l'autoroute 5.
Yannick La Salle, chef du restaurant Les Fougères à Chelsea, a travaillé avec plusieurs chefs réputés partout dans le monde, qui lui ont appris l'importance des produits bios et locaux qui n'ont pas d'égal au niveau de la qualité et de la saveur puisqu'ils n'ont pas eu à subir les impacts du transport. 
En plus des produits du jardin, l'achat des produits biologiques se fait auprès d'une cinquantaine de producteurs de la région, a-t-il expliqué le chef La Salle, âgé de 30 ans. « La différence, c'est dans la saveur et la fraîcheur. C'est ce que les clients de notre restaurant et de notre magasin recherchent » explique le chef La Salle, dont le plus grand souhait serait que les enfants aient tous la chance, à l'école ou lors d'activités, de développer leur sens afin d'apprécier les produits biologiques. « Ce serait un bon début », a-t-il dit.