Ottawa a déjà sabré plus d'un milliard de dollars

Le gouvernement Harper a déjà sabré plus de 1 milliard$ dans les services administratifs des ministères et organismes fédéraux, dans les neuf premiers mois de l'exercice 2014-2015, soit plus que les 850 millions d'économies prévues dans le dernier budget déposé l'an dernier.
C'est ce que révèle le rapport du directeur parlementaire du budget, Jean-Denis Fréchette, déposé hier, à Ottawa, à la veille de la présentation du budget 2015.
«Ces économies représentent une diminution de 13% des dépenses relatives aux services internes par rapport à la même période de 2013-2014», souligne le rapport.
Les compressions devraient se poursuivre, puisque d'autres réductions de 200 millions$ sont prévues en 2015-2016.
Au cours du prochain exercice, les dépenses pour ces services internes - qui incluent les communications, la gestion financière, la gestion des ressources humaines et les technologies de l'information - devraient se chiffrer à 8,2 milliards$.
7000 autres postes ABOLIS
D'autre part, les informations recueillies par le directeur parlementaire du budget dans les Rapports sur les plans et les priorités de 2015-2016 indiquent que le gouvernement prévoit toujours éliminer 7000 autres postes au cours des trois prochains exercices, soit jusqu'en 2017-2018.
«Ces estimations dépendent de l'approbation du financement continu de 2500 employés des services de passeport à Emploi et Développement social Canada en 2016-2017 et pendant les exercices ultérieurs», note M. Fréchette. Ces abolitions doivent s'ajouter aux 26000 postes déjà abolis dans la fonction publique depuis le budget 2012.
Quant aux frais de personnel, ils ont été relativement stables, n'ayant augmenté que de 0,2% par rapport à la même période l'année précédente, pour atteindre 27,5 milliards$. Il s'agissait quand même de la première augmentation à ce chapitre depuis le début des compressions annoncées dans le budget 2012.
Le rapport confirme aussi qu'en 2014-2015, les frais de fonctionnement du gouvernement ont grimpé de 713 millions$, à la suite de la transition à un nouveau système de paie. Sans un tel paiement ponctuel, les frais de fonctionnement du gouvernement auraient diminué de 810 millions$.
Pgaboury@ledroit.com