Opération visibilité à la prison de Gatineau

Les agents correctionnels de la prison de Gatineau se sont mobilisés mardi matin pour demander la mise en application d'un code de déontologie unique pour les 18 établissements de la province.
L'exécutif syndical remet à ses membres casquettes, tracts, macarons et gobelets aux couleurs du Syndicat des agents de la paix en milieu correctionnel du Québec (SAPMCQ). Ceux-ci devront afficher leurs couleurs dans les murs de l'établissement. Des autocollants aux couleurs du syndicat ont été distribués. «Actuellement, le mot d'ordre est d'être visibles», a dit le vice-président du SAPMCO, Mathieu Lavoie.
Les gardiens de prison veulent que les règles soient claires dans leurs relations avec les détenus, afin d'être mieux couverts lorsqu'une intervention délicate se produit auprès de la population carcérale. Chaque établissement du Québec a son propre mode de fonctionnement disciplinaire, déplorent les syndiqués. «Cela fait en sorte que chaque directeur de prison a des règles de fonctionnement différentes par rapport aux autres directeurs des autres établissements. Il n'y a pas de règles communes sur ce qui est accepté et ce qui ne l'est pas.»
Les manifestants demandent un meilleur soutien judiciaire en cas de poursuite. «Lorsqu'il y a débordement à la prison, nous risquons des poursuites au criminel ou au civil. Il n'y a aucun comité pour nous entendre, comme celui d'un comité de déontologie.»