Non merci...

Faut-il pleurer? Faut-il en rire ? Après avoir refusé d'y installer un drapeau géant franco-ontarien (sans doute pour protéger les yeux sensibles des non-francophones sur le campus), voilà que l'Université d'Ottawa ferme l'accès à son Monument de la Francophonie durant tout l'hiver, apparemment pour protéger le bois et le granit du trottoir sous l'arche dudit monument...
L'université nous excusera de ne pas la remercier de cette sollicitude. Si elle veut vraiment protéger l'éclat initial du lieu, pourquoi ne pas y interdire également les chaussures sales de milliers de piétons pendant les autres saisons de l'année ? Ce monument, comme la collectivité qu'il honore, est suffisamment robuste pour survivre à l'usure du temps et aux intempéries. Quant aux cicatrices d'abrasifs et de coups de pelle, elles font partie de notre vécu hivernal.
Fermer le Monument de la Francophonie au coeur de l'année scolaire? Non merci!