Derick Brassard a signé un nouveau contrat avec les Rangers qui lui rapportra 25 millions $. Mais il ne pense pas que cela va ajouter de la pression sur ses épaules.

New York plaît à Derick Brassard

Derick Brassard n'avait aucun désir d'aller voir ailleurs si l'herbe n'était pas plus verte.
À la veille de passer devant un arbitre pour déterminer son salaire sur un contrat d'un an qui aurait ensuite pu lui permettre de se retrouver sur le marché des agents libres l'été prochain, le centre gatinois était bien heureux quand les Rangers de New York lui ont plutôt soumis une offre qu'il ne pouvait pas refuser, un pacte de cinq ans qui lui rapportera 25 millions$ en tout.
De quoi bien vivre à Manhattan, même si le coût de la vie y est très élevé (je peux vous en passer un papier pour y avoir passé quelques jours en vacances plus tôt ce mois-ci).
«Je suis super content que ce soit réglé», m'a-t-il confié hier après avoir officialisé l'entente, rendue publique dimanche, en apposant sa griffe au contrat.
«Ça a pris un peu plus de temps que je l'aurais souhaité et il a fallu être patient, mais l'équipe avait d'autres gars à signer auparavant, je comprends ça, ils faisaient une chose à la fois. J'étais confiant que ça se règle avant d'aller en arbitrage et ça s'est effectivement bien déroulé. Je suis surtout content de demeurer un Ranger pour les cinq prochaines années», ajoutait l'attaquant de 26 ans.
Un rouage important
Depuis qu'il a été acquis de Columbus en avril 2013, Brassard s'est établi comme un rouage important de la formation new-yorkaise, en particulier au cours des dernières séries où il a aidé son équipe à atteindre la finale de la coupe Stanley. Il ne se voyait pas dans un autre uniforme pour poursuivre sa carrière, et il ne pense pas que l'augmentation de salaire qui lui a été consentie (son salaire moyen passe de 3,2 à 5 M$) va ajouter de la pression sur ses épaules.
«De la pression, il y en a tout le temps, partout où tu joues. Il y en avait quand je suis arrivé à New York (dans l'échange de Marian Gaborik). Il y en aurait même si je signais pour 200 000 $, tu dois toujours faire tes preuves dans le sport professionnel... Mon salaire ne changera pas le joueur que je suis, je vais continuer d'amener la même passion et essayer de bien jouer dans les deux sens de la patinoire», souligne-t-il.
Pour la première fois de sa carrière, Brassard est protégé par une clause limitée de non-échange qui lui permet de choisir un certain nombre de destinations où il ne veut pas être échangé.
«C'est une bonne chose à avoir, mais j'espère bien que les Rangers ne me demanderont jamais de lever cette clause», a-t-il lancé en riant.
En deuxième moitié de la dernière saison et en séries, Brassard pivotait le plus dangereux trio des Rangers, complété par Mats Zuccarello et Benoit Pouliot. Le premier a lui aussi signé un nouveau contrat la semaine dernière, évitant l'arbitrage, mais Pouliot ne sera pas de retour, l'attaquant originaire d'Alfred ayant plutôt accepté une lucrative offre des Oilers d'Edmonton au premier jour de la chasse aux agents libres, le 1er juillet dernier.
«C'est dommage que Benoit soit parti, mais on est tous dans des situations contractuelles différentes, à des âges différents. On comprend ça et on lui souhaite la meilleure des chances, je suis content pour lui. Je ne sais pas qui sera appelé à prendre sa place sur notre trio, je n'en ai pas parlé avec Alain (Vigneault, l'entraîneur-chef). On verra bien au début de la saison et on va s'adapter pour avoir une bonne chimie», dit-il.
Brassard s'attend à avoir des responsabilités un peu plus grandes avec le départ de Brad Richards, dont le contrat a été racheté (il a ensuite signé un contrat avec Chicago), et il se sent prêt à apporter un peu plus de leadership si nécessaire, pour appuyer des vétérans comme Martin St-Louis, Dan Girardi et Ryan McDonagh.
Afin d'être prêt pour tout ça, celui qui a maintenant une résidence dans le coin de Manotick poursuit son entraînement estival avec le préparateur physique d'Orléans, J.R. Léger, au dôme de l'école secondaire Louis-Riel.