Le pdg d'Ontario Power Generation, Thomas Mitchell, qui a empoché pratiquement 1,6 million $ en primes et salaire en 2015.

Ne pas noyer le poisson

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Le club des fonctionnaires de l'Ontario qui gagnent plus de 100 000$ grandit chaque année avec la Divulgation des traitements dans le secteur public - la fameuse «Sunshine List». Et le dévoilement de cette liste est toujours accompagné d'un questionnement sur sa pertinence, ou encore son seuil minimal.
C'est un questionnement valable.
Les progressistes-conservateurs de Mike Harris ont créé la «Sunshine List» en 1996 afin de rendre plus transparents les traitements dans la fonction publique ontarienne. Ils ont parié, à l'époque, que le fait de rendre publics les salaires et les avantages sociaux des employés les mieux payés de l'État limiterait les abus et les extravagances.
Pas faux.
Mais les temps ont changé. Et la liste des fonctionnaires pour qui le soleil brille semble avoir mal vieilli.
Il y a 20 ans, la «Sunshine List» ne comptait qu'un peu plus de 4500 noms. Elle compte aujourd'hui plus de 115 000 noms. On y retrouve des hauts gestionnaires, mais aussi des milliers de chauffeurs d'autobus, d'enseignants, d'infirmières et de policiers. Difficile d'y voir clair.
L'auteur est producteur et premier rédacteur d'#ONfr. Retrouvez son équipe sur le web au tfo.org/onfr et sur les ondes de TFO les jeudis à 20h50.