Nathaniel Rateliff & The Night Sweats

L'amateur de soul vintage ne peut que tomber sous le charme de Nathaniel Rateliff.
L'Américain casse la baraque depuis qu'il a délaissé les chemins folk arpentés en solo pour s'acoquiner avec la petite bande endiablée des Night Sweats. Laquelle répond à sa robustesse vocale par des cuivres triomphants.
L'intensité de ce premier opus - hébergé par l'étiquette Stax, où l'on n'a pas l'habitude de mégoter sur la qualité - n'a rien à envier aux Redding, Franklin, Green et autres illustres prédécesseurs. Faisant montre d'une impeccable maîtrise du R&B d'antan, le septet offre 11 petites lampées à la fois gouleyantes et effervescentes. Dont ce premier - et déjà incontournable -extrait, l'enivrante S.O.B., qui prolonge une nuit de noces entre soul et gospel.
C'est réalisé par Richard Swift (The Shins; collaborateur des Black Keys).