«Je n'aurais aucun problème à reconnaître Ottawa comme une ville officiellement bilingue. C'est facile», affirme Glen Murray

Murray en faveur du bilinguisme d'Ottawa

Rien ne justifie que la capitale d'un pays bilingue ne soit pas officiellement bilingue alors que d'autres municipalités le sont, en totalité ou en partie, affirme Glen Murray. Le candidat à la chefferie du Parti libéral de l'Ontario se dit prêt à reconnaître officiellement les droits linguistiques des francophones de la Ville d'Ottawa s'il est porté à la tête du gouvernement provincial, fin janvier.
M.Murray promet de faire du bilinguisme officiel d'Ottawa une de ses priorités, avec la création d'une université franco-ontarienne.
«Je n'aurais aucun problème à reconnaître Ottawa comme une ville officiellement bilingue. C'est très facile. Quand j'étais maire de Winnipeg, mon conseil a désigné un quartier officiellement bilingue au sein de notre ville. Le quartier Riel inclut les communautés de Saint-Boniface, Saint-Norbert et Saint-Vital, où on retrouve la plus grande concentration de francophones», a partagé M.Murray au Droit, hier.
Les francophones comptent pour 5% de la population de la capitale manitobaine, dont M.Murray a été maire de 1998 à 2004.
Moncton, au Nouveau-Brunswick, est la seule administration municipale entièrement bilingue au pays. La minorité francophone, environ 43000 âmes, compte pour 35% de la population.
À Ottawa, le maire Jim Watson a de nouveau fermé la porte au bilinguisme officiel, dimanche, alors que la population de langue française remettait de l'avant cette même priorité à la conclusion de ses premiers États généraux de la francophonie. Le premier magistrat dit préférer un bilinguisme «pratique».
Plus de détails dans LeDroit du 20 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca