Mue, d'Émilie Simon

Des chansons froides comme la bise qui alternent avec d'autres plus douces comme la brise, c'est le dernier album d'Émilie Simon.
Elle a écrit, composé et arrangé la plupart des morceaux elle-même. Son nouveau pari est celui de la lenteur et de la douceur, bien cintré dans une voix porcelaine de femme enfant.
Latinisant avec Encre, japonisant sur Perdue dans tes bras, Mue offre une diversité caméléonesque de couleurs musicales. Ainsi ce disque est-il le reflet d'une artiste traquant ses fantômes amoureux, s'autorisant à dire qu'il faut parfois tourner la page ou s'abandonnant corps et âme à sa peine (Des larmes).
Solitude, introspection, la nuit souvent, il se trouve qu'Émilie Simon ne ment plus. « Quand la lune me donne de tes nouvelles je frissonne jusqu'au bout de mes doigts » et c'est précisément ce qui ressort de ce sixième album. La poésie de l'absence, le vertige de l'abandon.
Une quête de vérité très émouvante.