En mai 2011, une explosion à l'école secondaire Mother Teresa dans le secteur Barrhaven, avait fait une victime. La déflagration avait infligé des blessures mortelles à Eric Leighton, 18 ans.

Mort d'Eric Leighton: l'enseignant s'excuse à la famille

Prenant la parole publiquement pour la première fois, l'enseignant d'Éric Leighton, mort le 26 mai 2011 lors d'une explosion dans un atelier de l'école secondaire catholique Mother Theresa d'Ottawa, s'est excusé auprès de la famille éprouvée.
L'enquête du coroner, qui a débuté lundi, doit déterminer les facteurs ayant contribué à la mort du jeune homme de 18 ans. Les audiences devant jury doivent aboutir à une série de recommandations pour éviter qu'un tel drame se reproduise.
Moins d'une semaine avant de terminer sa saison scolaire, Éric Leighton a découpé un baril d'acier pour fabriquer un barbecue, dans le cadre d'un cours en initiation à la technologie. Il faisait équipe avec un confrère, Adam Soliman. Lui aussi a témoigné, mardi.
L'enseignant, Scott Day, a pris une longue pause avant d'affirmer: «Je suis extrêmement désolé pour ce qui est arrivé.» Les parents de la victime tendaient l'oreille, émus. M. Day a fini sa déclaration en pleurant.
Quelques minutes auparavant, l'enseignant a précisé que le jeune Leighton n'avait pas reçu la permission formelle de couper le baril métallique. «Il devait le couper, mais pas ce jour-là, a-t-il dit. À ce moment, il devait tracer les lignes de coupe sur le baril.»
Le nettoyage de l'intérieur du baril devait permettre d'enlever les résidus d'huile de menthe qu'il contenait, dont les vapeurs sont inflammables. Selon l'enquête, ce n'est pas cette huile qui a explosé, mais le nettoyant à moteur, qui avait été vaporisé en trop grande quantité dans le contenant. Ce nettoyant à moteur se serait enflammé lorsque le jeune Leighton a entrepris de couper le métal. Des étincelles ont provoqué la détonation lorsqu'elles ont été mises en contact avec le nettoyant, même s'il avait été rincé à l'eau dans les jours précédents.
Mais Adam Soliman a affirmé plus tôt, mardi, que l'enseignant leur avait donné son accord pour procéder à la coupe. «Nos plans avaient été acceptés.»
Une puissante déflagration
M. Day effectuait sa tournée auprès d'autres élèves lorsque l'explosion a soufflé la victime. «J'ai pensé qu'un pneu d'une camionnette stationnée dans le garage avait explosé. Je me suis demandé: "Bon sang! Que se passe-t-il?"»
En accourant vers les deux étudiants, l'enseignant a vu Adam Soliman sortir d'un nuage de poussière noire, et, à quelques mètres de lui, Éric Leighton, gisant au sol. Sa première réaction en a été une de colère envers les deux élèves. Puis, devant le fait accompli, il a composé le 9-1-1 et a tenté tant bien que mal de porter secours à la victime.
L'enseignant a proposé, à la fin de son témoignage, que les enseignants suivent «du début à la fin, étape par étape» le projet d'étudiants dans tels ateliers. M. Day a expliqué que ces deux élèves étaient plus autonomes que la moyenne.