Blessé, Mike Fisher ratera possiblement la saison entière. Elle pourrait aussi être sa dernière dans la LNH.

Mike Fisher songe à la retraite

Confidence du jour. Mike Fisher songe à la retraite. Ça pourrait survenir bientôt, à part ça. Son contrat prendra fin au terme de la saison 2014-15. Il aura tout juste 35 ans.
«Tous les joueurs pensent un peu au jour où ils devront arrêter. Je ne peux vous mentir. J'y songe sérieusement», confiait l'ancien pilier des Sénateurs, jeudi.
«Je serai à l'écoute de mon corps tout au long de la saison prochaine. Il me dira si je peux continuer. Tout dépendra également de l'évolution de ma relation avec Carrie. Elle m'a toujours soutenu jusqu'à maintenant. Avant de continuer, j'aurai besoin de son feu vert...»
Ces révélations ont de quoi surprendre. D'abord, parce que Fisher n'a jamais perdu son air de jeune premier qu'il avait lorsqu'il s'est taillé un poste à Ottawa en 1999 tandis qu'Alexeï Yashine faisait la grève.
Elles surprennent aussi parce qu'il connaît une des meilleures séquences de sa carrière. En six matches, entre le 28 décembre et le 7 janvier, il a inscrit 10 points.
L'entraîneur des Predators, Barry Trotz, serait sans doute le premier surpris de voir Fisher annoncer sa retraite.
«Mike est un peu plus mature. Il joue au hockey de façon plus intelligente. Il est cependant toujours animé par cette fougue, cette intensité qu'on retrouve généralement chez les plus jeunes joueurs», confiait-il hier.
Douloureuses blessures
Il est bien conscient qu'avec son style de jeu combatif, Fisher a été blessé plus souvent qu'à son tour depuis le début de sa carrière.
«L'affaire, c'est que la douleur n'a pas l'air de le déranger. Certains soirs, je vois bien qu'il souffre. Si j'ai le malheur de lui demander comment il se sent, il me répond que je n'ai pas à m'inquiéter. Je peux alors lui demander de me donner un chiffre. Se trouve-t-il à 50, 60% de ses capacités? Il me répond qu'il se sent assez bien pour jouer et que c'est la seule chose qui compte.»
Fisher, ces jours-ci, semble en grande forme. Il se moque même de son meilleur ami dans le monde du hockey, Chris Neil, qui est blessé et qui tarde à effectuer son retour au jeu.
«Il ne veut pas jouer à Nashville, c'est évident. Il ne serait pas le premier à succomber à la grippe Mike Fisher», ricane-t-il.
S'il décide de mettre un terme à sa carrière de hockeyeur, on présume que l'athlète ontarien ne quittera pas la capitale du Tennessee. Sa carrière, dit-il, est intimement liée à l'évolution de sa relation avec Carrie. Carrie, c'est son épouse Carrie Underwood, qui compte plus de trois millions d'abonnés sur Twitter et qui a vendu plus de 16 millions d'albums de musique country à l'échelle planétaire.
«Je ne pourrai jamais me défaire de cette étiquette. Ici, je suis d'abord reconnu comme son conjoint», explique-t-il.
La vie avec une vedette entraîne un certain lot de désagréments. «Quand nous sommes tous les deux en ville, nous quittons rarement la maison. Quand nous décidons de sortir, nous évitons à tout prix les endroits qui sont fréquentés par les touristes. Malgré tout, elle ne peut jamais vraiment se cacher complètement dans cette ville.»
«Sinon, Nashville, c'est bien. Une ville de la taille d'Ottawa mais il fait un peu plus chaud l'hiver. En plus, on peut vite s'échapper dans la nature. Je peux donc chasser et pêcher, faire toutes les activités de plein air que j'aime tant.»