Miel de cactus, de Mamselle Ruiz

Elle est métissée serré, cette Mamselle Ruiz, installée au pays depuis 2010.
Elle chante entre ici et ailleurs, entre pièces originales et reprises. Elle le fait surtout en espagnol, glissant un peu de français et d'anglais ici et là. Elle se livre entre miel (jamais sirupeux, juste soyeux) et épines des cactus poussant dans son Mexique natal.
Tantôt, sa voix lyrique (elle a étudié l'opéra pendant trois ans) s'envole, caressante, notamment sur sa relecture de Cucurrucucú Paloma. Tantôt, elle se fait plus piquante, comme sur La Bruja. Sur le plan musical, l'accordéon valse-musette avec le folklore mexicain. Les guitares s'accordent sur des accents andalous et les cuivres se mâtinent de touches jazzées (Corazón de Rubí).
Ce deuxième album de Mamselle Ruiz, auquel a collaboré le Gatinois Alexandre Désilets, s'écoute comme la promesse d'un été à venir, où le soleil sera à la fois source de chaleur et réconfort... et de possibles brûlures si l'on n'y prend garde.