Le groupe d'entraîneurs du Canadien, avec Michel Therrien en tête, a encore la confiance des joueurs, selon max Pacioretty et P.K. Subban.

Michel Therrien ne craint pas pour son poste

Le Canadien traverse une première zone de turbulence cette saison, mais rien ne paraît dans l'entourage de l'équipe. L'atmosphère était détendue à l'entraînement, hier. Aucune tension palpable sur la glace, des joueurs affables à l'extérieur et un entraîneur sans souci quant à son statut.
L'attitude positive que préconise Michel Therrien déteint sur tout le monde. On en arrive même à douter que le Tricolore a subi la défaite à ses quatre derniers matches, et qu'il y a un peu d'agitation en ville.
En point de presse, on a demandé sans détour à Therrien s'il sent la soupe chaude. Il a répondu que c'est le moindre de ses soucis.
«Ça fait assez longtemps que je suis dans ce métier-là, a-t-il d'abord dit, en riant. Honnêtement, ce n'est pas une préoccupation pour moi. La préparation pour notre prochain match, la communication avec mes joueurs, ce sont les seules choses sur lesquelles je me concentre», a-t-il ensuite ajouté.
P.K. accorde sa confiance
Le défenseur P.K. Subban a en quelque sorte accordé un vote de confiance à Therrien et à ses adjoints.
«Avant de se pencher sur le personnel d'entraîneurs, il faut regarder du côté des joueurs, a soumis Subban. Personnellement, je montre une fiche de moins-5 en défense lors des deux derniers matches uniquement. L'idée n'est pas de pointer personne du doigt, mais tous doivent procéder à un examen de conscience. Aucun d'entre nous peut être satisfait de son rendement actuellement.»
Équipe revigorée
Les joueurs se sont présentés à Brossard revigorés, à la suite d'une journée de congé et la réunion d'équipe de samedi soir, à la suite de l'humiliant revers de 5-0 contre les Capitals de Washington.
«Le moral était bon. La séance s'est déroulée à un rythme soutenu. Nous volions sur la glace», a lancé l'attaquant Max Pacioretty, en exagérant quelque peu.
Pacioretty n'a pas tari d'éloges à l'endroit de l'approche positive que préconise Therrien.
«Lui et tous les entraîneurs font de l'excellent travail afin que l'atmosphère soit détendue et que nous retrouvions notre confiance comme groupe. Le lien de communication est très solide, c'est ce qu'il y a de plus important. Ça nous facilite la tâche et nous voulons obtenir de bons résultats pour l'entraîneur.»
Therrien martèle à ses joueurs l'importance de demeurer concentrés sur la tâche et de ne pas céder au découragement.
«Je leur dis souvent quand ça va bien de ne pas se penser meilleurs qu'ils sont, a-t-il élaboré. Ça s'applique également pour les périodes plus difficiles. Ils ne doivent pas se penser aussi mauvais qu'on le dit.»
Effort et exécution
Au-delà de tous les aspects tactiques et stratégiques, Subban et Pacioretty s'entendent pour dire que l'équipe doit avant tout élever son niveau d'intensité.
«Quand l'effort y est, l'exécution est au rendez-vous, a noté Subban. Dans le moment, l'exécution n'y est pas. Nous tentons de trop en faire. Dans ce temps-là, c'est pire et on s'enlise.»
«La seule façon de s'en sortir, c'est en travaillant plus fort», a corroboré Pacioretty.
Le Canadien va tenter de renouer avec la victoire et de redorer son blason auprès de ses partisans, en accueillant les Hurricanes de Caroline, mardi. Les Canes vont bien dernièrement, ayant signé quatre gains à leurs cinq derniers matches.
«Les Hurricanes ne s'amènent pas ici en se disant: «Oh! ça ne va pas bien pour le Canadien, nous pouvons les prendre à la légère. Non, ils vont essayer d'ajouter à nos déboires.
«Chacun de nous, individuellement, doit se concentrer sur ce qu'il doit faire, et rien d'autre, a résumé Subban. Les partisans vont nous encourager, nous donner l'énergie additionnelle qu'il nous faut. Mais nous devrons fournir l'effort.»
Pacioretty ne craint pas que le public se montre dur à l'endroit de ses favoris, comme il l'a été samedi.
«Qu'on joue à Montréal ou en Chine, ça n'a pas d'importance, a-t-il affirmé. Je veux faire tout ce que je peux afin d'aider l'équipe à remporter des matches. Et tous mes coéquipiers pensent comme moi.»