L'arrivée d'Ales Hemsky avec les Sénateurs a redonné un nouveau souffle à Milan Michalek. Mais à ne pouvoir embaucher qu'un des deux Tchèques en vue de la saison prochaine, lequel choisir?

Michalek reprend vie, merci Hemsky

Quand il va devenir joueur autonome le 1er juillet prochain, Milan Michalek va peut-être vouloir suivre Ales Hemsky où qu'il ira.
Depuis que les deux Tchèques ont été réunis par l'échange qui a amené l'ancien Oiler dans la capitale le 5 mars dernier, ils s'entendent comme larrons en foire avec Jason Spezza.
Le doublé de Michalek en première période du match d'hier portait sa récolte à six buts et quatre passes en 13 parties depuis l'entrée en scène de l'ex-Olympique, qui a préparé les deux filets.
« C'est drôle, depuis qu'Alex est arrivé, il s'est créé une bonne chimie et nous obtenons beaucoup de chances de marquer. Il nous reste peut-être à resserrer les choses dans notre zone défensive, mais ça va bien. Alex voit tellement bien la glace, il a tellement le sens du jeu, comme Spezz », me confiait Michalek après le gain de 6-3 des Sénateurs contre les Flames.
Effectivement, en cette fin de saison où les Sénateurs jouent uniquement pour leur fierté, ce trio accorde autant de chances qu'il en crée. Il a été sur la glace pour les deux buts des visiteurs, Spezza se faisant prendre sur les filets de Matt Stajan et de l'ex-Olympique Paul Byron.
Reconnu comme un attaquant fiable défensivement depuis qu'il avait été acquis des Sharks de San Jose contre Dany Heatley en septembre 2010, les lacunes de son centre attitré expliquent en grande partie son différentiel de moins-24 cette saison, le pire de l'équipe (Spezza est à moins-23).
Depuis que Hemsky est arrivé, c'est cependant beaucoup moins pire pour Michalek, qui était moins-23 pour les 61 premières parties de la campagne, et qui est moins-1 lors des 13 dernières.
Est-ce que le regain de vie qu'il affiche dans cette saison de misère - le compteur de 35 buts en 2011-2012 totalise 16 buts et 37 points - sera suffisant pour convaincre le dg Bryan Murray de lui offrir une prolongation de contrat ?
Permettez-moi d'en douter. Michalek, qui gagne 6 millions $ cette saison - 4,3 millions $ sous le plafond salarial - risque de se voir offrir une diminution de salaire par les Sénateurs. Et dans de telles conditions, il va probablement se rendre au 1er juillet pour voir ce qu'il pourrait obtenir sur le marché des joueurs autonomes.
L'autre bonne nouvelle pour lui, c'est qu'il n'a raté aucun match cette saison, après avoir eu besoin de subir une procédure révolutionnaire à son genou l'été dernier en Allemagne. « Je me suis senti assez bien toute l'année, mais maintenant, je suis plus en confiance », dit Michalek.
Peu importe ce qui arrivera avec le Tchèque de 29 ans, les Sénateurs ont gagné l'échange qui l'a amené ici, il n'y a plus de doute maintenant alors que Heatley a été relégué aux gradins pour la première fois de sa carrière samedi alors que le Wild était à Phoenix. Relégué à un quatrième trio, il n'a que 12 buts et 27 points cette saison.
Être Murray et ne pouvoir me payer qu'un seul des deux Tchèques, j'irai avec Hemsky, qui est plus créatif. Avec Michalek, il y a toujours le danger qu'un de ses genoux lâche. Quoique son compatriote a souvent été blessé au fil des années, lui aussi.
On verra bien, la saison morte sera bien assez longue pour démêler tout ça.
Un 20e pour Monahan
Les Flames ont été officiellement éliminés avec la défaite d'hier, mais une des « belles histoires » chez eux cette saison, comme le soulignait Mike Cammalleri après le match, est l'ancien des 67's Sean Monahan, qui a secoué les cordages pour la 20e fois quand il a procuré les devants 3-2 à son club en deuxième période.
« C'est un soulagement d'avoir obtenu ce 20e but, mais en fin de compte, on est là pour gagner des matches et c'est pas mal décevant », a lancé la recrue de 18 ans, qui fait d'ailleurs l'objet d'une brillante parodie sur Twitter.
Il reflétait probablement l'état d'esprit de son entraîneur Bob Hartley, qui n'était vraiment pas content après le match. « Ce scrum pourrait durer cinq secondes. C'est bien simple, on leur a donné le match. Trop d'erreurs, pas de concentration. On pousse les gars à apprendre comment gagner, pas juste comment jouer. Dans ce processus, il va y avoir des bons et des mauvais matches, et ça, c'en était un mauvais », a-t-il noté
On pourrait dire que les Flames ont joué pas mal comme les Sénateurs, sans se soucier de la défensive. Normal à ce stade-ci...