Mes berceuses, de Marie-Élaine Thibert

Mes berceuses marque des premières pour Marie-Élaine Thibert: elle signe neuf textes (sur 11) et les livre en portant aussi le chapeau de productrice.
L'album est porté par des mélodies évidemment apaisantes et par la voix naturellement douce, tout en rondeur, de l'interprète. Le résultat est tendre et de bon goût.
Si une petite touche asiatique élargit agréablement les horizons de Monsieur le rêve, les sonorités hawaïennes détonnent un brin sur Petit écureuil. Ici, des cordes font joliment valser imaginaire et crayons de bois au gré des quatre saisons (Mon cadeau à toi); là, des choeurs font écho de manière moins concluante à une importante question (Où es-tu soleil?).
Côté paroles, la maman s'en tire plutôt bien, quoiqu'elle n'évite pas thèmes ou rimes plus convenus (Hymne aux peluches, Des fleurs pour maman). Mais avec son clin d'oeil à Passe-partout, entre autres, son Tour du monde s'avère particulièrement sympathique et réussi.