L'un des quatuors les plus rapides lors de la première manche, l'équipage numéro 3 du Canada en bobsleigh masculin comptant dans ses rangs Cody Sorensen d'Ottawa, a complété la deuxième descente sur le côté, victime d'un accident spectaculaire au 11e virage, samedi.

Médailles, chutes et virus

Le coeur y était, la chance un peu moins.
Ça résume un peu le séjour olympique de plusieurs athlètes de la capitale nationale lors des 17 derniers jours à Sotchi. Plusieurs images viendront en tête.
La plus récente?
Celle de l'équipage numéro3 du Canada en bobsleigh masculin. Celle qui comptait dans ses rangs un des barbus de la formation, Cody Sorensen, d'Ottawa.
Un des quatuors les plus rapides lors de la première manche, Sorensen et ses coéquipiers ont complété la deuxième descente à l'envers, victime d'un accident spectaculaire au 11evirage.
Leur traineau a renversé complètement, la tête de chacun des quatre athlètes donnant contre la glace.
Le pilote Justin Kripps de même que les freineurs Jesse Lumsden, Ben Coakwell et Sorensen n'ont pas été blessés sérieusement, mais le mal a été fait, eux qui étaient un sérieux espoir de médaille pour le Canada.
«Soirée très émotionnelle», a avoué Sorensen via Twitter.
Ça, c'était samedi.
Quelques heures plus tôt, une autre athlète devait dire adieu à son rêve de ramener une médaille dans la région.
Calvé
La planchiste d'Aylmer, Caroline Calvé, avait terminé 26e, ne franchissant pas le tour des qualifications en slalom parallèle. Elle a dû négocier un tracé inhabituel.
«Normalement, je me qualifie assez facilement en Coupe du monde. Mais aujourd'hui, le tracé était assez droit, les filles n'avaient pas vraiment à faire du slalom, juste à tourner leur planche très vite. Ça avantageait les filles qui ne se qualifient pas d'habitude», a dit Calvé à La Presse Canadienne.
Trois jours auparavant, la sextuple médaillée en Coupe du monde avait dû se contenter du sixième rang en slalom parallèle géant. Elle était affaiblie par un virus, sortant notamment de sa trajectoire lors de la deuxième manche des quarts de finale.
Jones
La skieuse de fond du club Nakkertok, Perianne Jones, pensait mieux faire qu'une 11e position en sprint par équipe. Sa coéquipière Daria Gaïazova et elle avaient gagné le bronze un an auparavant sur le même site à Sotchi. Mais à l'image des autres membres de leur équipe, leur fartage a fait défaut.
Jones avait prédit avant son départ que les conditions météorologiques pourraient donner des maux de tête aux skieurs et techniciens. «Sotchi, c'est un endroit imprévisible. Les conditions changent rapidement. Nous l'avons constaté l'an dernier, avait-elle mentionné au Droit.
«Un moment, tu peux avoir droit à un gros soleil qui plombe sur la neige. Puis quelques minutes plus tard, ça tombe de gros flocons de neige. C'est le pire cauchemar des farteurs. Nous avons appris que tout peut arriver.»
De Haître et Blondin
En patinage de vitesse sur longue piste, les lames franco-ontariennes Vincent De Haître et Ivanie Blondin en étaient à leurs premiers coups sur une glace olympique.
Le premier a terminé 20e sur 40 participants au 1000 m. Une performance impressionnante pour un jeune de 19 ans dans un sport où les athlètes connaissent leurs meilleures performances à l'aube de la trentaine.
Quant à Blondin, elle a pris le départ de trois courses, la plus importante étant la poursuite féminine dans laquelle le Canada avait brillé l'hiver dernier en Coupe du monde. Ses coéquipières et elle ont dû se contenter du cinquième rang.
McEwen
Une femme du coin a connu la perfection à Sotchi. La joueuse de curling Dawn McEwen, d'Ottawa, a aidé le quatuor du skip Jennifer Jones à remporter l'or.
Leur équipe n'a perdu aucun match, une première dans l'histoire du tournoi olympique.
Chan
Un autre athlète qui a des liens avec la région a monté sur le podium. Patrick Chan a mis la main deux fois sur l'argent. Ça reste deux médailles, mais elles ne sont pas de la couleur que le patineur artistique voulait.
Le triple champion du monde - né à Ottawa mais qui a grandi à Toronto - reluquait le titre olympique pour conclure sa carrière chez les amateurs.