Maryse Gaudreault

Maryse Gaudreault met les électeurs en garde

Confirmer, à l'avance, un montant d'argent précis rattaché au statut particulier en éducation que promet le Parti libéral du Québec (PLQ) à l'Outaouais serait « contraignant », selon la députée sortante de Hull, Maryse Gaudreault.
Voilà ce qui explique pourquoi les libéraux de la région refusent depuis le début de la campagne de chiffrer l'engagement lié à ce nouveau statut particulier dont la région serait dotée, si le PLQ reprend le pouvoir le 7 avril prochain.
Le statut particulier en éducation se résume, en réalité, à une grille d'analyse spécifique à l'Outaouais pour permettre à Québec d'étudier les demandes de nouveaux programmes de formations souhaités par la région. « C'est ça un statut particulier, a lancé, hier, Mme Gaudreault. Il faudra aussi, ensuite, être au rendez-vous pour financer ces programmes-là. Nous, on va travailler avec les établissements qui auront des programmes à présenter. Il y a plusieurs priorités et un gouvernement du PLQ mettra ça sur la voie rapide et s'assurera d'en autoriser le plus grand nombre. »
La députée sortante de Hull assure que même si elle ne chiffre pas son engagement, l'argent nécessaire à sa réalisation sera au rendez-vous.
« Quand notre formation politique prend un engagement, habituellement, les fonds suivent, a-t-elle lancé. Les engagements que mes collègues et moi prendrons au cours de la campagne ont été autorisés par le parti. »
Une faculté de médecine
Si un énorme flou artistique avait caractérisé les propos de Mme Gaudreault concernant l'engagement de doter l'Outaouais d'une faculté de médecine lors de la dernière campagne électorale, les choses sont beaucoup plus claires aujourd'hui.
« Nous ne sommes pas outillés actuellement pour même rêver à faire ça, avait affirmé Mme Gaudreault au Droit en août 2012. On travaille sur ce projet, mais c'est tellement de longue haleine qu'il est impossible de dire quand ça pourra être possible. »
Près de deux ans plus tard, un passage dans l'opposition et un nouveau chef à la tête du parti de Mme Gaudreault auront permis de clarifier ce dossier. En plus de promettre fermement de financer cette faculté satellite de l'Université McGill, Mme Gaudreault a aussi attaqué son adversaire péquiste, Gilles Aubé, qui n'a encore pris aucun engagement dans ce dossier.
Pas de soupe chaude
Même si l'avance des libéraux dans le comté de Hull n'a pas cessé de diminuer au cours des dernières élections, Mme Gaudreault ne se sent pas en danger.
« Je ne sens pas la soupe chaude du tout, dit-elle. Je n'ai pas croisé M. Aubé une seule fois dans un événement ou un organisme au cours des 18 derniers mois. Les citoyens, acteurs et partenaires de notre milieu ne le voient pas. Vouloir représenter une communauté à l'Assemblée nationale, ça doit être plus que de critiquer la personne en place dans le cadre d'une élection. M. Aubé est déconnecté des enjeux de la région. »