Jacques Martin (à droite) dit avoir beaucoup appris en travaillant aux côtés de l'entraîneur-chef actuel des Penguins, Dan Bylsma (à gauche).

Martin rêve de redevenir entraîneur-chef

L'objectif numéro un de Jacques Martin est assez facile à deviner. Il travaille à Pittsburgh. Il veut gagner la coupe Stanley.
Ce n'est cependant pas l'unique objectif de carrière de l'entraîneur franco-ontarien.
Chez les Penguins, Martin occupe un rôle assez effacé d'adjoint. Ce n'est pas une mauvaise situation. Toutefois, pour un homme d'expérience qui a passé une quinzaine d'années à prendre toutes les décisions importantes...
«Il est évident que j'aimerais obtenir un autre poste d'entraîneur-chef. Un jour, peut-être, j'aurai cette chance», confiait-il, hier matin.
Martin a eu trois fois la chance de diriger une formation de la LNH. Il a participé à la finale de l'Association Est avec les Sénateurs en 2003. Il s'est rendu aussi loin avec le Canadien de Montréal sept ans plus tard.
Avec son autre formation, les Panthers de la Floride, il n'a jamais réussi à se qualifier pour les séries.
«Je crois que je serais mieux préparé si on me donnait une nouvelle chance de diriger une équipe», croit l'homme qui est aujourd'hui âgé de 61 ans.
«Un homme doit profiter de chaque opportunité qui lui est offerte pour s'améliorer. Cette année, j'ai beaucoup appris en travaillant avec Dan Bylsma, Todd Reirden et Tony Granato. J'ai grandi. Je me suis amélioré.»
Grosse différence
Quand on regarde les Penguins de loin, on a l'impression que l'ajout de Martin - un spécialiste du hockey défensif - a fait une grosse différence.
Après 81 matches, les Penguins présentaient une moyenne de buts alloués de 2,49. Ils figuraient dans le top 10 de la LNH. C'est assez remarquable, quand on considère que leurs quatre meilleurs défenseurs ont passé une bonne partie de la saison à l'infirmerie.
«Disons que la profondeur au sein de l'organisation a été drôlement utile. Avec son calme, son sens de l'anticipation et ses habiletés, Olli Maatta n'a pas eu trop de mal à faire le grand saut. Matt Niskanen a fait un super boulot, aussi, quand nous avons eu à nous débrouiller sans Kris Letang et Paul Martin, deux défenseurs qui occupent généralement beaucoup de place lors des supériorités numériques.»
«Personnellement, j'ai accepté de me joindre aux Penguins parce qu'ils pouvaient m'offrir une vraie belle opportunité de remporter la coupe. Ce n'est pas tout.«Au moment d'accepter le poste, j'avais l'impression que je pouvais vraiment apporter une dimension différente à leur groupe d'entraîneurs», explique Martin.
«En tant que directeur général, Ray Shero n'a jamais eu peur de s'entourer d'hommes d'expérience. Don Waddell, Randy Sexton et André Savard ont, chacun leur tour, occupé le poste de directeur général associé à Pittsburgh. Par contre, son équipe d'entraîneurs est relativement jeune. Moi, je travaille dans la LNH depuis longtemps. J'espère que mon expérience peut servir à quelque chose.»
Le plongeon des Sénateurs
Martin s'explique mal le plongeon des Sénateurs cette saison. Il dit qu'il n'a pas eu assez souvent la chance de les voir jouer pour se forger une opinion. L'hiver dernier, quand il travaillait comme analyste pour la chaîne TVA Sports, il a souvent eu la chance de voir la troupe de Paul MacLean au travail. Il connaît donc assez bien ses joueurs, leurs qualités, leurs défauts.
«Le départ d'Alfredsson a peut-être créé un vide au niveau du leadership. Toutefois, comme je ne suis pas trop près de cette équipe, je pourrais me tromper», commente-t-il.
Sstlaurent@ledroit.com