Le jeune Marc-Antoine Larouche a rencontré Jacques Martin et la coupe Stanley, mardi.

Martin fait des heureux

Il y a eu de la grande visite au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario et à la Maison de Roger mardi alors que Jacques Martin a profité de sa deuxième journée avec la coupe Stanley en deux ans pour faire plaisir à de nombreux jeunes patients et leurs parents.
Portant fièrement l'énorme bague du championnat de l'an passé, l'entraîneur adjoint des Penguins de Pittsburgh s'est fait un devoir de poser pour des centaines de photos avec des enfants qui font face à d'énormes défis de santé, leur montrant les noms qui sont gravés sur le précieux trophée et expliquant que la bande du haut sera enlevée cette année pour faire place aux noms des membres de l'édition 2016-2017 de la bande à Sidney Crosby.
Plus tard dans la journée, il y avait notamment à son programme une fête privée avec une centaine d'amis et de proches, près de son patelin de St-Pascal Baylon.
Mais contrairement à l'an dernier alors qu'il avait tenu une célébration pour le public de son patelin, il tenait cette fois à apporter un peu de joie au CHEO, un endroit qu'il connaît bien étant donné les liens entre l'hôpital et les Sénateurs d'Ottawa, le club qu'il a dirigé pendant neuf saisons.
« Ça fait chaud au coeur de voir la réaction des jeunes quand ils sont près de la coupe, a-t-il raconté lors d'un point de presse impromptu tenu entre deux séances de photos. C'était ça l'idée en venant ici, d'apporter de la joie à des jeunes qui sont défavorisés à cause de la maladie, essayer de leur donner cette opportunité-là de profiter d'une heure ou deux pour voir la coupe Stanley, leur apporter un moment de réjouissance. C'est toujours touchant de venir ici au CHEO, le personnel y est très dévoué, très accueillant. Partager ça avec les gens ici, ça me fait vraiment un grand plaisir. C'est spécial. »
C'était évidemment un moment spécial pour ces jeunes qui étaient ébahis de toucher la fameuse coupe de Lord Stanley, au milieu de la petite salle de jeu du cinquième étage de l'établissement de santé.
« C'est impressionnant, pas beaucoup de personnes ont la chance de rencontrer des personnes comme ça et de toucher quelque chose d'aussi populaire... C'est quelque chose, ces gens-là sont tellement chanceux de pouvoir faire ce qu'ils font », a dit le jeune Marc-Antoine Larouche, de Pembroke.
Martin ramenait la coupe au CHEO pour la première fois depuis que l'ancien Sénateur Chris Kelly y avait fait une escale en 2011, après la conquête du titre des Bruins de Boston.
« Jacques a beaucoup de classe, il sait l'impact que venir au CHEO avec la coupe Stanley peut avoir, y ayant fait plusieurs arrêts quand il était avec les Sénateurs. Il a rencontré des jeunes qui sont en traitement pour différentes maladies et c'est le genre de journée qui peut leur remonter le moral pour passer à travers de l'épreuve. Ça leur donne un moment qu'ils n'oublieront jamais... Ça s'ajoute à une longue liste de choses que Jacques a faites au fil des années pour aider le CHEO », a noté Kevin Keohane, le président de la Fondation du CHEO.
Impossible de ne pas parler à Jacques Martin du parcours de son équipe en route vers ce deuxième championnat de la Ligue nationale de hockey.
« Cette deuxième coupe a été pas mal différente de la première. Les blessures ont été un gros facteur cette année, on a subi la perte d'un Kris Letang, notre défenseur élite et quart-arrière. D'autres joueurs importants ont aussi été blessés. Et aussi répéter comme champions, il y a une raison pourquoi aucune équipe n'avait gagné deux années de suite dans les derniers 20 ans. Ça démontre le caractère de notre équipe. Aucun doute, le talent, mais aussi, l'engagement complet de nos joueurs, autant nos vedettes que nos joueurs de soutien », a souligné Martin, rappelant les victoires chèrement acquises des siens contre Columbus, Washington, Ottawa (en deuxième prolongation du septième match) ainsi que Nashville en finale.
Celui qui a aussi dirigé le Canadien de Montréal au fil de son illustre carrière ne demanderait pas mieux que d'avoir à organiser une troisième journée en compagnie de son ami « Stan » l'an prochain. « Mais pour ça, il faut la gagner premièrement ! », a-t-il lancé en riant.