Martel, de Jay Malinovski & The Deadcoast

Après avoir exploré le reggae (avec Bedouin Soundclash), côtoyé Coeur de pirate (le duo Armistice) et bossé en solo, Jay Malinovski offre ce qui risque d'être le disque de sa vie: Martel.
Un album-concept aux proportions épiques, où 18 morceaux naviguent entre l'Atlantique et le Pacifique.
Le chanteur-peintre torontois remonte la lignée de son arbre généalogique, proposant un voyage à la fois géographique, historique et intime, au cours duquel il évoque, de Saint-Malo à Main-À-Dieu, au Cap Breton, en passant par Singapour, l'errance de deux hommes qui se confondent: l'ancêtre Charles Martel, huguenot au pied marin, et son alter ego fictif et contemporain.
Entre folk orchestral, complaintes bouleversantes, airs traditionnels, mélodies pop salines (pianos, cordes, accordéons) et duos (tiens, voilà Zachary Richard!), Martel traverse des vagues d'émotions, sans perdre le cap. Et force l'admiration.