La visite de Mme Marois surviendra presque 18 mois, jour pour jour, après son passage du 31 août 2012, en pleine campagne électorale.

Marois s'arrêtera bientôt en Outaouais

La première ministre du Québec débarquera finalement en Outaouais, près d'un an et demi après son élection, a appris LeDroit.
Deux sources bien au fait de l'horaire de Pauline Marois confirment que tout a été mis en branle pour un arrêt d'une journée, le 27 février.
Cette visite surviendra presque 18 mois, jour pour jour, après son passage du 31 août 2012, en pleine campagne électorale.
Si la date exacte n'est pas à l'abri d'un changement, elle coïncidera vraisemblablement avec les deux semaines de relâche à l'Assemblée nationale, prévues pour la dernière semaine de février et la première de mars.
Selon nos informations, Mme Marois profiterait de son passage en Outaouais pour officialiser la construction du nouveau centre multifonctionnel.
Même si Québec a déjà donné son accord verbal à la nouvelle entente signée entre la Ville de Gatineau et son club de hockey junior, à la fin du mois de janvier, la confirmation écrite du ministère des Affaires municipales se fait toujours attendre.
L'annonce de Mme Marois tomberait à point. Cette confirmation écrite est essentielle pour permettre à la Ville de lancer les premiers appels d'offres, à la fin février.
Plus tôt cette semaine, le maire Maxime Pedneaud-Jobin s'était montré inquiet, mais confiant dans ce dossier, en raison des rumeurs d'élections provinciales de plus en plus persistantes.
Des annonces en santé
La première ministre devrait aussi effectuer quelques annonces en santé.
Elle pourrait notamment dévoiler le plan de son gouvernement en obstétrique. Lors de sa plus récente visite à la mi-janvier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, s'était engagé à rapatrier à Gatineau entre 400 et 500 accouchements annuels qui se font actuellement à Ottawa.
Les annonces qu'il a effectuées en néonatalogie et en ophtalmologie n'étaient qu'un début, avait-il promis, s'insérant dans une vision beaucoup plus large de rapatriements des soins de santé. En septembre dernier, LeDroit révélait que le plan proposé par l'Agence de la santé de l'Outaouais nécessitait un investissement de départ de plus de 10 millions$.
Il risque également d'être question du dossier de la faculté satellite de médecine.
Selon nos informations, Québec a demandé un plan détaillé sur le déploiement de l'ensemble de la formation médicale de la future faculté. Le gouvernement veut être en mesure de cerner adéquatement les besoins.
L'implantation de la faculté satellite nécessiterait des investissements non récurrents des ministères de la Santé et de l'Éducation de 13 millions$, a déjà révélé une étude de faisabilité pilotée par le vice-doyen à l'enseignement de la médecine de l'Université McGill, le Dr Gilles Brousseau.
Par la suite, les deux mêmes ministères devraient investir de façon récurrente près de 15 millions$ par année, surtout en salaires pour les ressources humaines.
Le tout pourrait faire l'objet d'une annonce lors de la prochaine campagne électorale.
Par ailleurs, difficile de penser que certains sujets chauds dans la région, comme la relance du train à vapeur, ne figureront pas au menu des discussions.
Même si les intervenants continuent de multiplier les efforts, Québec ne semble pas pouvoir accorder le financement demandé pour réparer la voie ferrée qui relie Hull à Wakefield.
D'ailleurs, les conclusions d'une étude de faisabilité sur un second scénario, entre Masson-Angers et Montebello, devraient être dévoilées d'ici la fin du mois.