Ciblée par les trois autres chefs, la première Pauline Marois est souvent apparue sur la défensive.

Marois se défend de demeurer floue au sujet du référendum

Pauline Marois assure qu'elle est très claire lorsqu'elle répète que le Parti québécois ne tiendra pas de référendum tant que la population ne sera pas prête.
Entourée des candidats Pierre Karl Péladeau et Bernard Drainville, la chef péquiste a martelé, vendredi, le message lancé la veille pendant le débat télévisé, à savoir qu'un référendum ne sera pas la priorité de son gouvernement s'il est élu.
Elle a plutôt insisté sur l'économie, la création d'emploi et le projet de Charte des valeurs.
Mme Marois a également ciblé son adversaire Philippe Couillard, que les sondages ont placé en tête dans la dernière semaine. Selon elle, un retour à l'époque libérale serait un cauchemar pour les Québécois.
Accusant M. Couillard de mener une campagne de peur, la chef péquiste a affirmé que son adversaire n'a jamais fait le ménage au sein du Parti libéral, qu'il a présenté un cadre financier qui mènerait le Québec droit dans un mur et qu'il a promis de déchirer la charte proposée par le PQ.
Pierre Karl Péladeau a quant à lui déclaré avoir «failli s'étouffer» quand il a vu le cadre financier proposé par les libéraux, ajoutant que s'il avait dirigé Québecor comme le PLQ a dirigé le Québec, il aurait perdu son entreprise.
Bernard Drainville a pour sa part demandé aux Québécois de se faire un cadeau le 7 avril, en se donnant une charte qui définira le Québec dans lequel ils veulent vivre.