«J'ai répondu plusieurs fois à la question, a tenu à souligner Pauline Marois. Lorsque nous choisirons de tenir un référendum, il y aura des débats avec la population. On ne fera pas ça en cachette.»

Marois n'écarte pas un référendum

La chef péquiste Pauline Marois a refusé jeudi d'écarter la possibilité d'un référendum sur l'indépendance du Québec, lors d'un prochain mandat, tout en invitant les électeurs qui n'en veulent pas à voter tout de même pour sa formation politique.
Mme Marois a répété que tous les cas de figure sont possibles, dans l'éventualité où elle formerait un gouvernement majoritaire, incluant la décision de ne pas tenir de consultation sur la place du Québec dans le Canada.
Lors d'une conférence de presse dans la circonscription de Drummond-Bois-Francs, la chef péquiste a rappelé la promesse de présenter un livre blanc sur la souveraineté, dont elle n'a pas précisé l'échéance, et le débat qu'il suscitera.
«Lorsque nous choisirons de tenir un référendum, il y aura des débats avec la population québécoise, on ne fera pas ça en cachette, on ne fera pas ça pendant la nuit et il faudra qu'il y ait un certain consensus, a-t-elle dit. D'ailleurs c'est pour ça que j'ai bien indiqué qu'on ne fera pas de stratégie sur la place publique, mais il n'y a pas d'engagement à tenir un référendum, mais il n'y a pas non plus d'engagement à ne pas en tenir.»
Du même souffle, Mme Marois a invité les électeurs intéressés par le programme péquiste à voter pour son parti même s'ils ne veulent pas de référendum sur l'indépendance, promettant que «personne ne sera pris par surprise».
«S'il est intéressé (l'électeur) par le programme du Parti québécois, il devrait voter pour le Parti québécois», a-t-elle dit.
Par ailleurs, Mme Marois a répondu longuement aux journalistes jeudi, au lendemain d'une première journée de campagne où aucun point de presse avec elle n'avait été prévu.
La conférence de presse de jeudi s'est étirée sur 50 minutes, alors que l'agenda de la campagne transmis mercredi prévoyait une durée de 20 minutes.
Mme Marois a expliqué qu'elle souhaitait que les journalistes de la presse parlementaire qui suivent son convoi se limitent à sa déclaration qui a précédé le déclenchement de la campagne, mercredi.
«Il a toujours été de mon intention de rencontrer les médias tous les jours de la campagne. C'est prévu dans le plan de campagne et je peux vous rassurer à cet égard», a-t-elle dit.