Pierre Karl Péladeau et la chef péquiste Pauline Marois

Marois et Péladeau ne veulent plus parler de souveraineté

Pour éviter que le référendum n'occupe tout l'espace, Pauline Marois s'est employée jeudi à évacuer le débat souverainiste de sa campagne électorale.
Aux côtés de son candidat-vedette Pierre Karl Péladeau, muet sur la question nationale, la chef péquiste a fait valoir que l'enjeu de la présente élection n'était pas la souveraineté mais le choix d'un nouveau gouvernement.
Le prochain scrutin ne porte pas sur l'avenir du Québec, a insisté Mme Marois lors d'un point de presse à Lévis, dans la circonscription de Chaudière-Appalaches.
«Nous sommes en campagne électorale. On n'est pas en campagne sur l'avenir du Québec, on est en campagne électorale. Lorsque les Québécois iront aux urnes le 7 avril, ils voteront pour un gouvernement», a déclaré Mme Marois.
La leader du Parti québécois a visité une petite entreprise en compagnie de M. Péladeau et a dévoilé une série d'engagements visant à stimuler l'entreprenariat.
Interpellé à de nombreuses reprises par les journalistes, le baron des médias passé à la politique a refusé de répondre aux questions au sujet de la souveraineté et du référendum. Il n'a pas voulu non plus commenter les réactions parfois enflammées que suscite au Canada sa décision de joindre le camp de l'indépendance.
«Aujourd'hui, nous parlons d'économie, nous parlons d'entrepreneurship», a répété M. Péladeau, adoptant un profil bas après son entrée fracassante dans le débat politique dimanche.
Sur le plan des engagements, le Parti québécois a promis d'aider les jeunes entrepreneurs à créer leurs entreprises ou à prendre la relève de leurs aînés.
La chef péquiste a annoncé quatre mesures pour aider les entreprises et les entrepreneurs québécois.
Ainsi, un gouvernement dirigé par son parti mettra en place une nouvelle politique québécoise de l'entrepreneuriat, politique qu'elle veut «renforcée, plus efficace (et) qui aura un impact réel et mesurable».
Le PQ prévoit également revenir à la charge avec la création de la Banque de développement économique du Québec, un projet torpillé par l'opposition durant le mandat minoritaire de Mme Marois.
La leader souverainiste s'est aussi engagée à soutenir 300 petites et moyennes entreprises avec le programme des «gazelles» et à «maximiser» les retombées de l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti pour les PME québécoises.
M. Péladeau a pour sa part mentionné l'importance d'«encourager les jeunes à se lancer en affaires, à faire preuve d'audace» et de déployer une culture les poussant à vouloir devenir «les meilleurs au monde».